Filiation de la famille de BOISBOISSEL

Filiation mise à jour le 04/01/2017

XIème siècle

Orhant Le Prevost vivant en 1035

Gautier Le Prevost vivant en 1060, fils de Orhant

Judicaël Le Prevost, frère de Gautier, vivant en 1060, fils de Orhant.

Hypothèse non vérifiable du généalogiste Lainé (mais également indiquée dans la généalogie Bréhant) qui associe ces Le Prevost aux Boisboissel...

 

XII/XIII ème siècles

Gaultier, prévôt de Cesson (où se situe la tour et forteresse de Cesson à l'est de Saint-Brieuc) qui appartient à l'ordre équestre, est cité en 1144 (anciens évêchés de Bretagne, Geslin de Bourgogne, tome IV, chap v,x: de equestri ordine Gaufridus pretor de Sesson). Aucun lien n'est établi avec les Boisboissel, mais la charge de prévôt étant celle des Boisboissel à Saint-Brieuc au XIIIème siècle, la grande proximité des lieux rend envisageable un possible lien de filiation de par la similitude des charges exercées (hypothèse de l'auteur).


Toussaint de Saint-Luc, copié par Ruffelet indique que "la maison du Boisboissel a produit plusieurs capitaines et chevaliers fort renommés dans nos histoires aux XII et XIII ème siècles". (Abbé Ruffelet, Annales Briochines)


XIIIème siècle

N. Le Prevost (François ?) vivant au XIII ème siècle, père de Juhaël. Le généalogiste Lainé indique N. Le Prevost comme père de Juhaël. Une note familiale, sans référence, indique elle un François le Prevost comme père de Juhaël. (Notons que le prénom Chesnin signifie François, et que le fils aîné de Juhaël se prénomme Chesnin, il y aurait donc similitude des noms transmis, ce qui donne crédit à la note familiale)

Si l'on considère le prénom François et si la note familiale est crédible, François Le Prevost (Chesnin) est le père de Juhaël (ou Juhel) et le grand-père de Chesnin Le Prevost.

 

Guillaume de Boisboissel (Ier): croisé ayant participé à la 7ème croisade de Saint Louis avec les seigneurs bretons. Une pièce en latin, datée de Damiette en 1244, établit que Guillaume de Bosco-Boisseau prit part à cette croisade. L'auteur de ce site n'a pas les éléments pour prouver l'authenticité de cette pièce, et comme un certain nombre de faux circulent (Collections Courtois) il convient d'être prudent. Néanmoins la tradition briochine fêtait le retour des croisades d'un Guillaume de Boisboissel lors de certaines fêtes de la ville, et certains auteurs mentionnent ce croisé comme étant le Guillaume de Boisboissel qui échangea ses gages de bataille avec Plédran en 1311 (il y a dans ce cas une erreur, car ce croisé devant avoir au moins 20 ans en 1244 ne peut échanger des gages de bataille en 1311 soit 67 ans plus tard!): l'ensemble de ces éléments semble accréditer le fait qu'il y eut un croisé prénommé Guillaume (voir le chapitre croisé), et si la pièce citée plus haut est valide, 1244 serait alors la première mention connue écrite d'un seigneur de Boisboissel.

 

L'information suivante semble être un faux ajouté à la généalogie des Kersauson à la fin du 18ème siècle par le faussaire Nicolas Delvincourt, l'auteur de ce site la mentionne tout de même par exhaustivité:
Briant de Boisboissel: épouse Jeanne du Bourgblanc dont ils eurent (généalogie de la famille de Kersauson par Joseph de Kersauson de Pennendreff, publié en 1886, et archives du Finistère). 

Olive de Boisboissel qui épouse Evan de Kersauson, chevalier mort en 1330, et fils de Morvan de Kersauson (mort en 1310), dont elle eut au XIVème siècle:

Olivier II de Kersauson, mort en 1370.

 

fin XIIIème et XIVème siècles

Juhaël Le Prevost (ou Juhel): chevalier et seigneur de Boisboissel. Il épousa une dame nommée Gervaise, laquelle lui survécut et qui assista le 14 mai 1317 au partage fait entre leurs fils nommés Chesnin, Alain et Juhel.

Il eut pour enfants:

Chesnin (I) de Boisboissel dont l'article viendra

Margelie de Boisboissel dont l'article viendra

Yves de Boisboissel, évêque dont l'article viendra

Guillaume (II) de Boisboissel dont l'article viendra

Alain (I) de Boisboissel dont l'article viendra

Juhel de Boisboissel qui ne parait pas avoir de postérité

 

1317 est la date officielle retenue dans ce site comme démarrage de la filiation ininterrompue de la généalogie des Boisboissel. C'est aussi ce partage fait le 14 mai 1317 qui servit de preuve et confirma la noblesse d'extraction chevalière des Boisboissel lors de la réformation de la noblesse en 1669 par arrêt du 7 août 1669. Voir chapitre réformation

 

Descendance établie de Juhaël Le Prevost

Chesnin Le Prevost vivant en 1308: chevalier, sire de Boisboissel, 1er fils de Juhaël. Chesnin est cité en 1308 comme chevalier (Arthur Le Moyne de la Borderie, « Une commune jurée en Bretagne au xive siècle », RBV, 1866, t. x, p. 475-486 (p. 478 et 483, acte du 12 septembre 1308) et en 1309 comme "Chesninus Prepositi", chevalier, se plaignant que les deux envoyés de la Cour du roi eussent exigés de lui une caution de 2,000 livres tournois, en le citant au présent parlement. Il était accusé de s'être servi, dans l'affaire des sergents de Coutances, d'une pièce reconnue fausse par le sergent qui l'avait scellée et le notaire qui l'avait écrite. Après enquête, la cour le condamna à 200 livres d'amende. (Geslin de Bourgogne, Anciens Evêchés de Bretagne, diocèse de Saint Brieuc, Tome 1).

Il régla par acte le mercredi, veille de l'Ascension le 14 Mai 1317, avec le consentement de dame Gervaise sa mère, la part qui revenait à Alain et Juhel de Boisboissel, ses frères, dans la succession paternelle, et en fit l'assiette sur tout ce qui lui appartenait en Goello, dans les paroisses de Tregomeur, de Plérin, et ailleurs, tant en terres qu'en prés, moulins, rochers et autres appartenances. Chesnin Le Prevost consentit, par le même acte, que dame Gervaise, sa mère, leur assignât 20 sous de rente sur ses fiefs, si elle le jugeait à propos.

Chesnin fut probablement le père de :

Chenin (ou Thevin ou Thibaut) de Boisboissel dont l'article viendra

Margelie de Boisboissel vivant au début du XIVème siècle, soeur de l'évêque Yves ( R. Couffon: catalogue des évêques de Tréguier pour l'enquête de 1341 pour la succession du duché, (Bibl . Nat ., f. fr. 22338 p. 118 et suiv.)), qui épousa Guillaume de Cenonsalio et qui n'eut qu'une fille unique. La déposition inédite de Charles de Blois lors de l'enquête de 1341 sur la succession du duché donne : « Item mademoiselle Margelie du Bois Bouessel qui fut fille monsieur Suhel [Juhel] Le Prevost et sour monsieur Thevin [Chenin] Le Prevost chevalier et soeur à l'evesque de Sainct Malo qui est à present, fut mariée a un grand riche homme aspellé Guillaume de Cenonsalio, de elle yssit une seulle fille qui fut mariée à monsieur Yon Hingant, de cette fille yssit une autre seulle fille qui fut mariée a monsieur Sivestre de la Foulie [Sylvestre de la Feillée], de celle dataine fille yssit monsieur Thebaud de La Fouile qui vit à present, lesdites deux dorrainese filles moururent et apres mourut ladite Margelie et vint sa succession audict monsieur Thebaud qui estoit en quart degré par representation de sa mere et de sa ayeulle en foclorent ledit evesque et monsieur Thevin propres freres qui bien eussent déffendu leur doict se il evidassent que à eux aspartinst. Tesmoings sur ce l'evesque de Sainct Malo » (Michel Saliou, Un problème de légitimité : Le débat juridique Blois/Montfort en 1341, 1994, mémoire de maîtrise d'histoire médiévale, 132 p. (p. 93 d'après BnF ms. fr. 22338 fo 128 r)

N. de Cenonsalio, fille, morte avant 1341, qui épousa monsieur Yon Hingant dont une seule fille:

N. Hingant, fille, morte avant 1341, qui épousa monsieur Sylvestre de la Feillée dont un fils:

Thebaud de la Feillée vivant en 1341

Yves de Boisboissel (1280-1348). Evêque, nommé "Yvo Praepositus" (Le Prevost) dans les actes de Marmoutier de 1328 et 1329.

Né en 1280 à Saint Brieuc, il fut nommé évêque en 1327 après soumission à la chambre apostolique le 13 Novembre. Transféré à Quimper en 1330 après soumission à la chambre apostolique le 10 Octobre puis à Saint Malo en 1333. Yves fut qualifié de "Président aux enquêtes dans le rôle des officiers nommés pour la tenue du parlement de Paris en 1336". Il se rendit à Rome en 1329, muni d'une procuration de son chapitre, pour supplier le pape Jean XXII de canoniser Saint Yves, en compagnie de Guy de Bretagne, frère du duc de Bretagne et comte de Penthièvre. En 1347, il transige avec son chapitre pour deux chapelles fondées par Raoult Rousselet et Alain Gontier ses prédécesseurs.

M. Couffon dans son catalogue des évêques de Tréguier donne Yves de Boisboissel comme fils de Juhaël et frère de Chesnin Le Prévost et de Margelie de Boisboissel d'après l'enquête de 1341 pour la succession du duché.

Alain de Boisboissel (Ier) écuyer, seigneur du Fossé Raffray, vivant en 1317: fils de Juhaël. Il reçut de Chesnin, son frère aîné, pour ses droits, comme juveigneur, dans la succession paternelle, des bienfonds situés en Goello, dans la paroisse de Tregomeur par acte du 14 Mai 1317, avec le consentement de dame Gervaise sa mère. Ce fut lui qui fonda la branche des seigneurs du Fossé Raffray (dont descend la famille aujourd'hui). Voir la descendance de Alain, branche cadette subsistant de nos jours.

Il semble s'être marié postérieurement à ce partage et eut pour fils Jehan (testament de Pierre du Boisboissel, 1362)

Jehan de Boisboissel dont l'article viendra

Juhel de Boisboissel vivant en 1317: fils de Juhaël. Ne parait pas avoir de postérité.

 

Descendance supposée de Chesnin Le Prevost (branche aînée au XIVème, éteinte au début XVème)

Chenin (ou Thevin ou Thibaut) de Boisboissel (mort héroïquement le 18 juin 1347): fils supposé de Chesnin. Chevalier de grande valeur nous dit d'Argentré dans son Histoire de Bretagne. Chevalier banneret pour le compte de Charles de Blois lors de la bataille de la Roche Derrien où il combattit le 18 juin 1347 contre les Anglais et où Charles de Blois fut fait prisonnier. Il y périt sur le corps de ce dernier avec les sires de Laval, de Chateaubriand, de Lohéac, de Raix, de Rieux, de Machecoul, de Rostrenen et de la Jaille. C'est de lui que la famille tient la couronne de laurier surmontant le blason. Pour les différentes orthographes de son prénom voir la bataille de la Roche Derrien.

Le généalogiste René Kerviler indique Thibaut de Boisboissel comme étant le père de Pierre de Boisboissel (répertoire général de bio-bibliographie bretonne, L1, fascicule 9). Il semblerait que Thibaut soit aussi le père de Chesnin de Boisboissel (mentionné comme frère de Pierre dans le testament de ce dernier en 1362.)

Pierre de Boisboissel dont l'article viendra

Chesnin (II) de Boisboissel, cité comme frère de Pierre dans le testament de ce dernier en 1362, ecclésiastique déjà décédé à cette date.

?. de Boisboissel, soeur de Pierre, qui épousa N. de Mutelien du Rouvre, et par laquelle la seigneurie du Boisboissel passa au Rouvre au décès de Pierre son frère aîné. Son mari parait être décédé entre 1371 et 1381.

Hélie de Mutelien, seigneur du Rouvre, petit fils supposé de Chenin (ou Thevin ou Thibaut) de Boisboissel, qui ratifia le second traité de Guérande en tant que sieur de Boisboissel le pénultième jour d'Avril 1381 (Dom Morice, Preuves, t. ii, col. 277). Il n'était cependant pas nommé sieur du Boisboissel en 1371 du fait qu'à cette date son père N. du Rouvre avait hérité de la seigneurie et était encore en vie.

Robin de Mutelien, seigneur du Rouvre et du Boisboissel, fils également supposé de Hélie du Rouvre, marié à une fille d' Etienne Gouyon, maréchal, puis amiral de Bretagne, seigneur de Boisboissel en 1395 au parlement général. "Le 26 août 1395, il fit apparoir aux Etats de Bretagne un mandemant du Duc Jean IV qui l'autorisait à avoir justice patibulaire à 2 posts (poteaux) dans ses terres ou regaires de Saint Brieuc, sauf les droits de Monsieur." (Don Maurice, Mémoires pour servir à l'histoire de Bretagne loc. cit.)

Etienne du Rouvre, seigneur du Rouvre et de Boisboissel, cité en 1395 (Etienne Gouyon est son tuteur).

Eustache du Rouvre, seigneur du Rouvre et de Boisboissel, cité en 1407 et 1426, avec comme tuteur Eustache de la Houssaye.

Jeanne du Rouvre, dame héritière du Rouvre et de Boisboissel. Notons que Jean de Champagné et Jeanne du Rouvray, sont indiqués comme seigneur et dame du Boisboissel lors d'une transaction le 1er avril 1443.

Pour plus de précisions sur la famille du Rouvre voir les Notes complémentaires sur la maison du Rouvre.

 

Pierre de Boisboissel (mort en 1364), fils supposé de Chenin (ou Thevin ou Thibaut), ayant pour aïeul un frère de Alain, et frère de Chesnin, chevalier. Un des hommes des plus illustres de la famille. Il périt le 27 septembre 1364 en combattant avec Bertrand du Guesclin, pour Charles de Blois contre Jean de Montfort qui devint duc sous le nom de Jean V.

On peut supposer que Pierre n'ait pas eu de descendance, mais une soeur qui se maria avec Hélie (I) du Rouvre, aussi appelé "Helia de Matelein , dom. de Roure et heres principalis " dans son testament.

 

Branche des Guillaume de Boisboissel, éteinte au début du XVIème

Guillaume de Boisboissel (II): vivant en 1312, fils de Juhaël: Guillaume est nommé comme frère de Chesnin dans un acte du 8 Avril 1318. Cheneynum Prepositi, militem et dictus Cheneynus et Guillelmus, ejus frater le 08 avril 1318(9). En 1312, Guillaume de Boisboissel, écuyer, et Jean Jogueti, de Plédran, à la suite d'un conflit, étaient autorisés par la cour séculière de l'évêque à échanger leur gages de bataille (gagia duelli) (Guillelmus de Bosco Bouselli et Johannes Jogueti de Pleudrain, scutiferi le 02 juin 1312. Références: Édgard Boutaric, Actes du parlement de Paris, t. ii, 1299-1328, 1807, 787 p. (no 3723, 4099, 5775, 5965 et 7311) et Auguste-Arthur Beugnot, Les olim, ou registres des arrêts rendus par la cour du roi…, t. iii, 1844-8 (vol. 1, p. 457 et vol. 2, p. 457 et 774). A noter que s'il n'est pas nommé dans le partage de son père Juhaël le 14 mai 1317, c'est qu'à cette époque, on rencontre souvent des partages successifs (plusieurs actes de partages pour plusieurs cadets dépendant de la date d'accès à leur majorité ou la date de leur mariage). Ainsi plusieurs partages ont pu être effectués pour la succession de Juhaël, sans que tous les frères et soeurs soient nommés pour chacun d'eux.

...

Guillaume de Boisboissel (III), petit-fils supposé (par la continuité des prénoms Guillaume) de Guillaume (II), vivant en 1384: il plaidait au parlement en 1384 contre Geoffroi le Breton de la Villehelio, du jugement de la cour des regaires de Saint-Brieuc « touchant un tonneau de froment de rente » Dom Morice, Preuves, t. ii, col. 462. Il embrassa le parti d'Olivier de Clisson (dans ses démêlés avec le duc Jean IV) et fut fait prisonnier dans l'une des places fortes de ce seigneur, comme le portent des lettres du duc, de l'année 1387, en réponse à l'ambassade que le roi Charles VI avait envoyée au duc de Bretagne pour obtenir de lui la restitution des biens et honneurs d'Olivier de Clisson. Ce dernier en effet avait été arrêté par le duc de Bretagne par trahison dans le château de l'Hermine. (Mem. pour servir à l'histoire de Bretagne, tome II, col 546).

Guillaume (III) eut pour femme Isabeau Le Sénéchal (armes d'azur à 9 macles d'or), fille de Jeanne de Ploeuc et de Alain Le Sénéchal, chevalier, seigneur de Carcado et du Bot Saint Caradec, fils lui-même de Eon Le Sénéchal . Il l'épousa en la paroisse de Tregomeur. La devise de la famille y est alors mentionnée. (Histoire généalogique de la maison de Ploeuc, Denis de Thizan, Beauvais, 1870)

dont:

XVème siècle

Guillaume de Boisboissel (IV), fils de Guillaume (III), chevalier, transigea le 5 janvier 1430 avec Guillaume, chevalier et sire de Ploeuc, son cousin germain, relativement aux droits qu'Isabeau Le Sénéchal sa mère tenait de Jeanne de Ploeuc dans le partage des biens de la maison de Ploeuc.

Il est nommé dans un compte de Jean Mauléon, trésorier du duc de Bretagne, commencé en juin 1414 et fini le 22 mars 1422, portant que Guillaume de Boisboissel devait 12 hommes d'armes pour le service du duc. Il prêta serment à Jean V avec les nobles de Moncontour en 1437 (Mem. pour servir à l'histoire de Bretagne, tome II, 1104/1306). Il paraît en 1420 à la revue de Mathelin de Morières à Sablé.

Ce doit être ce même Guillaume qui est cité lors de la réformation du 7 décembre 1432 dans les métayers. On y voit cité un "Olivier Blendel, métayer de monsieur Guillaume du Bouaisbouexel en son manoir de Lauber". Lauber se trouve près d'Yffiniac.

On ne voit pas qu'il ait eu de postérité. Il peut néanmoins être le père de Pierre III, voir ci-dessous.

Pierre de Boisboissel (II), fils de Guillaume (III), écuyer, qui fit montre (réunion de tous les hommes d'armes) à Paris dans la compagnie de Guillaume de La Fosse, le 21 janvier 1415, puis dans celle d'Alain Daouët, à Bourges, avec Guillaume du Bois Bouëssel (son père ou son frère ?) le 21 juin 1418 (Ibid. col. 915, 961)

Pierre de Boisboissel (III), fils supposé par l'auteur de Pierre II, et qui servait en 1447 dans la compagnie de Geoffroy de Couvran, chevalier (Don Maurice, Mémoires pour servir à l'histoire de Bretagne tome III, col 352). Si la filiation Guillaume III /Pierre est mentionnée (notes familiales), le décalage des dates semble indiquer une génération manquante. L'auteur de ce site rajoute donc cette filiation Pierre II / Pierre III qui comble un trou générationnel manquant et qui semble crédible vu les dates et la continuité du prénom de Pierre, en n'associant pas le Pierre III mentionné dans la montre de 1447, avec le Pïerre II mentionné dans la montre de 1415.

Il épousa Guillemette Le Sénéchal. Pierre et Guillemette eurent pour enfants:

Sylvestre de Boisboissel, fils de Pierre, chevalier, qui épouse Isabeau de Penhouët, pas de postérité connue. Sylvestre est probablement le Sevestre du Boais-Boessel, mentionné le 8 février 1464 dans une "Commission adrécée aux juges de Moncontour, "... chargeant..." leurs lieuxtenants, Charles Jehan et chacun, ung clerc appelé, d'enquérir de certains exceis faiz à Sevestre du Boais-Boessel, chevalier, et à sa maison, de nuyt, à port d'armes et autrement. Et les enquestes faites, envoier devers le conseil, closes etc." (Registres de la chancellerie bretonne, Gourves n°109, rapporté par Mathieu Glaz). On le cite également le 30 Août 1466 avec un "Mandement au premier sergent de ajourner devant le conseil messire Sevestre du Boais-Boixel et autres habitans en son fié de Dolo, pour répondre au procureur général et es paroissiens de Gausson en l'évesché de Saint-Brieuc, en matière ded contribucion de foages, et y est la cause évocquée". (Registres de la chancellerie bretonne, Berthemet n° 723, et M.Glaz)

Henry du Boisboissel, fils de Pierre, pas de postérité connue. Il est cité le 12 janvier 1472 dans un "Mandement et commission aux lieutenant et procureur du ressort de Gouelo, Guillaume Poinces et à chaucun, de s'enquérir et informer de certains exceix et injures faiz et perpétrez à Henry du Boisbouxel, par Hervé Guillart et autres ses complices comme d'avoir rompu, délacéré et démoly son enfeu et sépulture, escabeaux qui lui appartiennent en l'église trévialle de Gauczon en Saint-Brieuc ; et aussi de pluseurs exceix et [...] qu'il a faiz es boais et garenne dudit complaignant. (Registres de la chancellerie bretonne, Quéro n°47, et M. Glaz). Le 27 février 1510 "Relevement d'appel en parlement pour Jacquemine du Parc, dame du Besso, d'une sentence donnee par la court de Rennes au profilt de Henry du Boisbouexel." (Registres de la chancellerie bretonne, Debord n°201, et M. Glaz). Voir aussi (Registres de la chancellerie bretonne, Laz n°1). Le relèvement d'appel est une autorisation délivrée par la chancellerie à une personne souhaitant porter un procès en appel devant la justice ducale depuis une cour de justice subalterne. (M. Glaz). Enfin il est cité dans la réformation du 01 janvier 1514 : "Lauber & Boys-Gilbert, avec un four à ban au bourg d'Yfiniac, appartenant à Henri du Boisboexel, sieur de Kercarentel".

Guillaume de Boisboissel (V), fils de Pierre, seigneur de Kergaraut. Il fut maréchal des logis de la duchesse Anne et, commandant la garnison de Guingamp durant le siège de la ville en 1489, traita avec le vicomte de Rohan pour la reddition de la ville.

En 1493, Charles VIII comprit Guillaume de Boisboissel, pour 30 livres, dans les retenues qu'il fit faire sur les appointements de ses officiers et de ceux de la duchesse-reine pour subvenir aux frais de son expédition du royaume de Naples (Dom Maurice). Il fut au nombre des principaux seigneurs de Bretagne, ainsi que les sires de la Hunaudaye, de Kercado, de Volvire, ... qui s'illustrèrent dans les guerres que Chaumond d'Amboise, maréchal de France, fit aux Vénitiens aux Suisses et autres alliés du Saint Siège en Italie, en 1509, 1510 et 1511. (d'Argentré, Histoire de Bretagne, livre XIII, chap 66)

Il est porté dans le compte de Victor Gaudin, argentier de la reine Anne, dressé en vertu des lettres patentes de cette princesse du 25 novembre 1498, parmi les seigneurs de la cour qui portèrent le deuil du roi Charles VIII. Guillaume eut des démêlés avec la justice, il bénéficie de relèvement d'appels en octobre et novembre 1490 et est mentionné le 19 mai 1509 dans un "Estat de causes (... suspension de procès ?...) pour Guillaume du Boaisboexel, jucques de ce jour à seix sepmaines". (Registres de la chancellerie bretonne, Cochard n° 60 et 299, Coz n°575, rapporté par Mathieu Glaz). Il est enfin cité comme "l'un des gentilzhommes de la maison de la royne, ou nom et comme tuteur de Raoul de Juc" par Lectre d'estat jucques à troys moys prouchains venans pour Guillaume Boisbesel..." (Registres de la chancellerie bretonne, Laz n°1146, et M.Glaz).

Guillaume épousa Margueritte de La Feillée dont il eut:

XVIème siècle

René de Boisboissel, seigneur de Lauber et de Kergaraut (ou Kergarand, ou Kercarentel), mentionné le 5 octobre 1486 (Registres de la chancellerie bretonne, Corcuff n° 53, et M.Glaz) qui épousa:

Probablement en premières noces : Perronnelle de Ploeuc, ils habitèrent le manoir de Kercarantel à Gausson et fondèrent la chapelle Saint Nicolas en Gausson au premier tiers du XVIème siècle.

et probablement en secondes noces Simone d'Avaugour, fille de Louis d'Avaugour (1500-1573), seigneur de Kergrois, et de Anne de Malestroit. Simone était veuve en premières noces de Jean Le Sénéchal, seigneur de Kercado. Elle fut inhumée dans le couvent de Saint François de Pontivy, comme elle l'avait ordonnée par son testament du 10 octobre 1531. René fut inhumé à l'abbaye de Beauport "die octava vigesima marcii anno 1569" Chartes de l'abbaye de Beauport.

Les enfants de René furent:

Pierre de Boisboissel, mort sans postérité connue

Antoine de Boisboissel, mort sans postérité connue

François de Boisboissel, mort sans postérité connue

La branche aînée s'éteignit avec eux.

Margueritte de Boisboissel, qui épousa Jean de Kerguezangor. Les fils de René de Boisboissel n'ayant pas eu de postérité, l'héritage de René (les seigneuries de Lauber et Kergaraut) passa aux Kerguezangor.

Hervé de Kerguezangor, qui épousa avant 1546 Anne Green de Saint-Marsault (Archives généalogiques et historiques de la noblesse de France, Lainé, 1826, Tome II), lequels furent arrêtés, sa femme et lui, à Launay-Mûr, et enfermés dans les prisons de Rennes. Il s’y empoisonna et sa femme fut décapitée en 1570 (cf. site sur la Ville-Audrain http://kristen.tonnelle.pagesperso-orange.fr/lodaog/villeaudrain.htm).

Isabeau de Kerguezangor, qui épousa François de la Villéon qui hérita des seigneuries (il semble qu'il se fit appeler seigneur de Boisboissel)

Isabeau de Boisboissel, mariée vers 1490 avec Pierre de Bréhan ou Bréhant (+ en novembre 1453), seigneur de La Roche. Ils eurent un fils:

François de Bréhant, écuyer sieur de la Roche-Bréhant

Un enfeu dans la cathédrale de Saint Brieuc indique les restes d'une Isabeau de Boisboissel, sont-ce les siens ?

 

Dans le même temps vivaient aux XIV, XV et XIVème siècles...

Les personnes citées ci dessous n'ont pas pu être rattachées à la généalogie des Boisboissel. Nul doute cependant qu'ils descendent d'un ancêtre commun, certainement Juhaël Le Prevost ou son père. Elles sont citées dans divers actes anciens ou sites généalogiques actuels.

- Alain de Boisboissel qui obtint le 26 août 1395 aux états de Rennes un mandement pour « avoir justice patibulaire à deux postz en ses terres ou regaires de Sainct Brieuc » (Dom Morice, Preuves, t. ii, col. 655). Les Anciens évêchés de Bretagne le citent comme moine à l'abbaye de Beauport mort en 1410.

- Gilles de Boisboissel, indiqué dans les montres de l'évêché de saint Brieuc pour 1469 qui citent Gilles et Pierre du Boisboissel dans une montre de Gausson. Gilles est mentionné avec Pierre (son frère ?) en 1480 dans un "Mandement impétré par Jehan de Malestroit, Sr du Val, supposant que sur un coup de dague donné de Jehan de Gaudemont, ou bourg d'Uzel, à Pierre Ferrachat, ledit Sr d'Uzel avoir arresté ledit de Gaudemont et lui avoit fait jurer l'arrest, et ce neanmoins Pierres et Gilles du Boisboexel et autres se sont transportez audit bourg à port d'armes, et icelui de Gaudemont ont emmené hors ledit arrest en mépris d'icelui. (Registres de la chancellerie bretonne, Poullélouanen n°134, et M. Glaz).

- Nicolas de Boisboissel qui épousa Marie le Nepvou vers 1480. Sans postérité connue.

- Gillette de Boisboissel qui épousa Guyon de Launay. Ils eurent comme fille:

Odile de Launay vivant en 1479, mariée avec Jean d'Yvignac vers 1474 , dont

Julienne d'Yvignac vivant en 1504

- Regnette du Boisboissel citée en 1510 dans un "Respit pour elle du diocese de Sainct Brieuc" (Registres de la chancellerie bretonne, Debord n°405, et M. Glaz).

- Jean du Boisboissel épousa Jeanne de Vaucouleurs, fille de Bertrand de Vaucouleurs et de Margueritte Ruffier. Ils eurent comme enfant:

Margueritte de Boisboissel décédée vers 1480, qui se maria avec Eon (ou Eonnet) de Brehant, seigneur de Belleissue, (Généalogie de la maison de Bréhant en Bretagne, librairie Bachelin-Deflorenne 1867 p. 86) Il semble qu'il y ait erreur pour cette alliance, les Boisboissel y étant assimilés avec un surnom de Le Breton, qu'ils n'ont jamais portés. C'est probablement une autre famille que les Boisboissel qui fit alliance avec les Brehant. Ils sont cependant indiqués comme ayant eu pour fils:

Jean de Brehant, marié avec Françoise de Kergu dont ils eurent

Mathurin de Brehant, né le 10 août 1506 et décédé en 1538 à l'âge de 32 ans

- Guillaume de Boisboissel indiqué comme marin sur la Marie-cordelière en 1512, probablement décédé lors de la bataille du 10 Août 1512 (chronique de Jean d'Auton, citée par Levot).

- Gilles de Boisboissel, seigneur épousa vers 1515 Marie Guernapin de Lescuyt, (Liscuit) en Laniscat, veuve d'Hervé du Juch, décédée le 3 février 1539 et inhumée en 1539 au couvent des Cordeliers à Quimper.

 

XIVème siècle

Descendance de Alain (I) de Boisboissel (branche cadette au XIVème, subsistant encore de nos jours)

Jehan de Boisboissel (I), fils de Alain (I), cité dans le testament de Pierre de Boisboissel en 1362. Non mentionné dans le codicille en 1364, il est possible qu'il décéda entre 1362 et 1364.

Ses enfants furent:

Maurice dont l'article viendra

Perrot de Boisboissel, fils non certifié de Jean (I), cité dans le testament de Pierre de Boisboissel, qui lui baille "... 9 hanaps, 12 cuillers, sis gobelets, un esvouer, un seau, une chaîne d'argent ... desquels j'ai eu des biens de son père en garde". Perrot fit hommage au duc de Rohan en 1396 (Mémoires de Bretagne, tome II, col 671). Il est mentionné comme frère de Maurice dans plusieurs généalogies, mais ce site ne confirme pas cette hypothèse, car Maurice en tant que seigneur du Fossé Raffray et vivant en 1383 doit être l'ainé et de ce fait aurait été mentionné dans le testament de 1364 comme le protégé de Pierre en lieu et place de Perrot, qui lui vivait en 1364 et 1396: mais c'est néanmoins possible. Pas de postérité connue pour Perrot.

 

Maurice de Boisboissel, (-,1419) écuyer, seigneur du Fossé Raffray, fils de Jehan (I): la filiation est prouvée sans interruption dans les titres depuis Maurice de Boisboissel (1383), et étant donné qu'il est lui-même seigneur du Fossé Raffray comme l'était Alain (I) en 1317, il n'est pour ainsi dire par douteux que Alain ait été son grand-père et Jehan son père comme le rapport des dates le prouve également, voir pour plus de précisions le chapitre réformation.

Mais il convient de noter que 1383 est la date parfois retenue par certains généalogistes pour la filiation ininterrompue de la famille, la découverte du testament de Pierre de Boisboissel dans un fond des archives de Saint Brieuc étant assez récente, les anciennes généalogies ne semblent pas avoir eu connaissance de ce testament, ni des liens filiaux Alain (I) / Jean (I) / Maurice, et ne parlent que d'un lien filial Alain (I) / Maurice.

Maurice épousa par contrat du mercredi après le nouvel an 1383, c'est à dire après Pâques, Aliette de La Roche, fille d'Alain de la Roche qui lui constitua 20 livres de rente dont 12 assises sur ses héritages en Penthièvre, au prisage de Jean Labe. Maurice est rappelé les 1er Avril 1443 et 4 février 1493 dans 2 actes passés par son fils et son petit-fils. Maurice fut tué à la bataille de Gicoint en 1419.

Ses enfants furent:

Jean (II) dont l'article viendra

Guillaume de Boisboissel (VI), fils de Maurice, qui passa à la réformation des nobles, de l'année 1441. Il eut de vifs démêlés avec Jean du Parc, comme on l'apprend d'un mandement adressé aux officiers de Moncontour, le 28 décembre 1457, pour faire dresser une information sur les voies de fait. (Mémoires pour l'histoire de Bretagne, tome II, col 1715)

Françoise de Boisboissel, fille de Maurice, femme de Jean le Borgne, écuyer, seigneur de Crecheren, nommé dans la réformation de 1441.

 

XVème siècle

Jean de Boisboissel (II), fils de Maurice, écuyer, seigneur du Fossé Raffray, épousa, par contrat de l'année 1424, mademoiselle Marguerite de Penhouet, fille de Jean de Penhouet et de Marguerite de Beaumanoir, lesquels constituèrent à leur fille, en avancement de leurs futures successions, la somme de 20 livres de rente. Alix de Beaumanoir (tante de Marguerite de Penhouet) lui fit donation de la troisième partie de son bien.

Jean de Boisboissel prêta serment de fidélité au duc de Bretagne avec les nobles de Goello, en 1437. Il passa à la réformation des nobles de l'évêché de Saint Brieuc en 1438, et est nommé le premier dans le rôle de celle de l'année 1441. (Mém. pour servir à l'histoire de Bretagne. tom. II, col. 1308).

En qualité d'héritier noble de son aïeul, (celui-ci n'est pas autrement désigné dans l'acte) Jean de Boisboissel transigea, par acte passé devant Guillaume le Boier, Olivier le Mestre et H. Caillart, notaires, le 1er avril 1443, avec messire Jean de Champagné, et dame Jeanne du Rouvray son épouse seigneur et dame de Boisboissel (la seigneurie du Boisboissel était passée dans celle du Rouvre) qui pour s'acquitter envers Jean de Boisboissel et les siens, et autres issus de son aïeul paternel, du principal de 10 livres de rente, à laquelle somme ils s'étaient obligés par une transaction précédente, lui assignèrent diverses rentes qu'ils avaient sur des particuliers. (Lainé)

Le même Jean de Boisboissel et Marguerite du Penhouet transigèrent, par acte du 7 avril avant Pâques 1453, avec Louis de Raffray et Isabeau de Penhouet son épouse, et Alix de Beaumanoir, transaction ratifiée par les parties le 18 avril 1454, par acte passé devant J. et R. le Borgne. Jean est rappelé le 4 février 1493 dans une sentence obtenue par Louis son fils aîné, héritier principal et noble de Jean de Boisboissel, et comme petit-fils de Maurice. (Lainé)

Il avait entre autres enfants :

Louis dont l'article viendra

Marguerite de Boisboissel, mariée avec Jean Geslin, sieur de la Noerain (Lantic), puis remariée avec Estienne Conen (1468- av. 1514), parfois nommé Conan), seigneur de la Ville-Lévesque en Pordic. Estienne Conen est très probablement son second mari, car les parents de Marguerite s'étant mariés en 1424, l'écart d'âge est notable avec lui pour l'époque. Marguerite obtint de son frère Louis, par partage de 1469, 6 livres de monnaie de rente. Elle eut pour descendance:

Sylvestre Conen, seigneur de la Ville-Lévesque en Pordic.

 

Louis de Boisboissel, fils de Jean II, écuyer, seigneur du Fossé Raffray, se disant, comme ses prédécesseurs seigneur de Boisboissel, en possession de temps immémorial de plusieurs prééminences en l'église paroissiale de Trégomeur et entre autre du droit de sépulture dans le choeur de cette église.

Il obtint une sentence de la cour de Goello le 9 mai 1488 contre Pierre Hérisson et Jean Josses, lesquels avaient fait une inhumation dans ce même choeur, mais sans le consentement de Louis de Boisboissel.

Comme fils aîné et héritier principal et noble de Jean de Boisboissel, et comme petit-fils de Maurice, il obtint une sentence de la cour de Trégomeur, le 4 février 1493, contre Margelie de Boisbilly, agissant par Bertrand Conan, son procureur fondé, comme tutrice d'Amaury Conan, fille d'elle et de feu Perrot Conan, et héritier principal et noble par représentation du même Perrot, d'Ivon Conan, son aïeul fils de Pierre Conan, seigneur de la Ville l'Evêque mari de Jeanne de Beaurepaire, à cause d'une rente que Pierre de Coetmohan et Mejault de Coetnisan, sa femme, aïeuls maternels de Perrot Conan, s'étaient obligés envers Maurice de Boisboissel, aïeul de Louis.

Ce dernier avait épousé Jeanne Dollo ou Dollon ou Dolou (des seigneurs de Kermorvan, dans la paroisse de Trégomeur), rappelée comme défunte avec son mari, dans un partage fait le 12 juin 1516 entre leurs fils qui furent :

Jean III dont l'article viendra

Richard de Boisboissel, prêtre.

Geoffroi de Boisboissel, vivant le 12 juin 1516 (pas de postérité connue)

 

XVIème siècle

Jean de Boisboissel (III), fils de Louis, écuyer, seigneur du Fossé Raffray et de la Villecadoret. Jean fut temporairement membre du gouvernement révolté de Bretagne, siégeant à Nantes en 1489, et mené par le maréchal de Rieux qui soutient le mariage de la duchesse héritière Anne de Bretagne avec Alain d'Albret, et ce en opposition avec le gouvernement régulier de ladite duchesse siégeant à Rennes (Anne de Bretagne, Henri Pigaillem)

Il épousa Françoise Henry de Kerprat, fille (supposée) de Geoffroy Henry, seigneur de Kerprat, et de Jeanne de Quelen et petite fille de Hervé de Quelen (1416-1488), Seigneur de Saint-Bihy et de La Lande. De concert avec son épouse Françoise, il fonda par acte du 16 mars 1516, au lieu de la Villecadoret, une messe pour être célébrée le samedi de chaque semaine en l'église du Fossé Raffray. Ils nommèrent à cette chapelle D. Richard de Boisboissel, prêtre et se réservèrent ainsi qu'à leurs successeurs, la nomination des autres futurs chapelains. Jean de Boisboissel et Françoise Henry sa femme, donnèrent partage à Richard et Geoffroi de Boisboissel, par acte passé à Trégomeur, le 12 juin 1516.

Jean III a laissé un fils et 3 filles :

François dont l'article viendra

Françoise de Boisboissel, dame de La Ville Cades, qui épousa Jean de La Noë (+ 1558). Un acte précise que "pour justifier que le dit François de La Noë Seigneur du dit lieu estait fils aîné et héritier principal et noble d'autre Jean de La Noë et dame Françoise de Boisboissel sa femme fille aînée de la maison Du Fossé Rafray........ Introduisant 3 pièces dont le premier est un acte de partage fait du consentement de la dites de Boisboissel, dame de La Ville Cades, veuf du dit Jean de La Noë de la succession de la dites de Boisboissel laquelle consistait en la dite maison de La Ville Cades qu'elle avait eue de la succession du Seigneur du Fossé Raffray son frère aîné (François)..." (Pièces justificatives de La Noë ( ADCA 60J 15 pages 76 à 117)) . Ils eurent donc pour fils

François de La Noë qui se maria le 8 avril 1540 avec Marguerite Budes.

Anne de Boisboissel, qui était mariée, le 15 mars 1539 avec Thomas Espivent, seigneur de Mallebrousse, fils de Charles Espivent, seigneur de la maison noble de Mallebrousse paroisse de Pordic, et de Marie le Chat. De ce mariage sont issus:

Yves Espivent, écuyer, seigneur de Mallebrousse, vivant en 1577

Charles Espivent, qui marié à Jeanne de Quelen n'a laissé qu'une fille nommée Isabeau Espivent née 4 avril 1565, vivante en 1613

Françoise Espivent, dame de Mallebrousse, mariée le 15 mars 1590 avec Maurice Nouel, écuyer, seigneur de la Perrière

Marie Espivent, qui était veuve en 1606 d'Etienne le Bigot.

Marguerite de Boisboissel, citée comme soeur de François de Boisboissel lors de la réformation de 1669 et mariée avec Pierre Conen.

 

François de Boisboissel, fils de Jean (III), seigneur du Fossé-Raffray, épousa,

En premières noces : en présence de sa mère, par contrat du 15 juillet 1520, passé devant Henri Conan et du Mangoer, notaires à Saint Brieuc, mademoiselle Marie Turnegoët, fille aînée de François Turnegoët, et d'Isabeau Dollo (indiquée différemment comme fille de Jean et de Françoise Dollo, sieur et dame de la Hague Morais et de Restot dans la réformation de 1669). Jacques Turnegoët, seigneur de Saint Thurian, abandonna à sa soeur et à François de Boisboissel plusieurs pièces de terre. Ces deux époux reçurent une assiette de rente, le 7 octobre 1524. Marie Turnegoët mourut avant le 27 juin 1528.

En secondes noces Anne de Pluvié, fille de Guillaume de Pluvié écuyer, seigneur de Kerdreho, et de Jeanne du Pou. Le 8 avril avant Pâques 1541, elle donna procuration à son mari pour transiger avec Jean et Guillaume de Pluvié, ses frères, auxquels François de Boisboissel céda tous les droits de sa femme pour une somme d'argent (le partage noble ayant lieu, dit-il, dans sa famille), par acte du 11 mai 1546. Il ne vivait plus le 1er Août 1551.

Les enfants de François et de Marie Turnegoët furent:

Jacques dont l'article viendra

Jean de Boisboissel (IV), qui transigea avec son frère aîné le 12 septembre 1561.

Louis de Boisboissel, chanoine, chantre, grand vicaire et official de l'église de Saint Brieuc et recteur de Trégomeur, vivant le 30 janvier 1586.

Gilles de Boisboissel, écuyer, seigneur de la Mariée, mort sans postérité avant le 22 juin 1586, cité dans le contrat fait par "Messire Guillaume Le Nepvou à noble homme Gille du Boisbouëxel sieur de Lamariée" le 12 janvier 1577. (Arrêt de noblesse des Perrien).

Françoise du Boisboissel, mariée, avant le 1er Août 1551 avec Roland de la Marche, seigneur du Tertre, dont elle resta veuve avant le 30 janvier 1586. Elle avait, à cette époque, plusieurs enfants mariés.

Peronnelle de Boisboissel, femme de noble Jacques de Boisgelin et mère de Jacques de Boisgelin écuyer, seigneur de la Carrée. Jacques de Boisboissel, son oncle, lui donna une procuration le 22 juin 1586. C'est probablement cette même Peronnelle qui finit ses jours en tant qu'abbesse du couvent des Clarisses de Dinan, où elle fut mère supérieure de 1595 à 1601. Ce même couvent avait été fondé par Catherine Dollo, abbesse de 1482 à 1512.

On suppose que François eut comme enfant avec Anne de Pluvié:

Marie de Boisboissel, femme de Robert Moro, écuyer, seigneur de Mauguérand (Maugouéran) près de Quintin, trêve du Foeil, fils de Jean Moro, écuyer, seigneur du même lieu et d'Isabeau Turnegoët. Robert Moro hérita par la suite de la Ville Bougault.

 

Jacques de Boisboissel, 1er du nom, fils de François, écuyer, seigneur du Fossé-Raffray, de la Mariée, etc. Jacques était mineur et sous la garde noble de son père le 23 juin 1518. Comme fils aîné et héritier principal et noble il donna partage, par acte passé devant L. Bertrenz et J. Geslin, notaires de la cour de la Roche Suhart, le 1er Août 1551, à Françoise de Boisboissel, femme de Roland de la Marche; et, par cet acte, les droits de cette dame furent fixés par Etienne du Mangoer, seigneur du Bois de la Salle, leur oncle.

Jacques transigea sur partage avec Louis de Boisboissel, son frère, chanoine, le 8 décembre 1574. Il fit hommage-lige an duc de Penthièvre, à Marie de Luxembourg, sa femme et à Marie de Beaucaire, dame de Martigues, duchesse douairière de Penthièvre, pour les maison et manoir du Fossé Raffray, mouvants de la seigneurie de la Roche Suhart. Jacques de Boisboissel parait dans deux autres actes des 30 janvier et 22 juin 1586.

Il avait épousé, au mois d'octobre 1551, damoiselle Christophlette Le Borgne, fille de noble Robert le Borgne, seigneur de Kergoumar, et de dame Anne de Bégaignon, sieur et dame du Rumain et de Kergommars. Christophlette vivait encore le 29 mars 1601. Jacques de Boisboissel en avait eu :

Jacques II, dont l'article viendra

Jeanne de Boisboissel, laquelle était mariée en 1601

Louise de Boisboissel, épouse du seigneur de Kervalio (Lainé), ou Vincent de Kersaliou d'après un inventaire de 1586 ("Recherches historiques sur la maison de Courson en Bretagne et en Angleterre de 1066 jusqu'en 1881", Beauvais 1881).

 

Jacques de Boisboissel (II), fils de Jacques Ier, écuyer, seigneur du Fossé-Raffray, de la Mariée etc. Il passa un acte comme fondé de procuration de son père, le 22 juin 1586. Il eut pour femme damoiselle Anne de la Rivière, dame du Plessis, fille de noble et puissant messire René de la Rivière, seigneur de Saint Guionay, capitaine de 200 chevaux légers et de 200 hommes de pied pour le service du roi, et de dame Gillonne de Gaigru, seigneur et dame de Quehouêt, qui, par acte du 26 janvier 1589 passé devant François Perret, notaire juré à Quintin, donnèrent à leur fille la somme de 4000 livres, en supplément de dot.

Anne de la Rivière était veuve de Jacques de Boisboissel et tutrice de leurs enfants mineurs, lors d'une sentence rendue en sa faveur, en la cour de la Roche-Suhart, le 4 décembre 1597, laquelle en lui donnant acte de l'acceptation qu'elle avait faite, sous bénéfice d'inventaire, de la succession de son mari, ordonna qu'elle ferait assigner de nouveau Gilles de Boisgelin, écuyer, sieur de la Carrée, l'un des opposants à cette succession.

Anne de la Rivière se remaria avec Jacques Dollo, écuyer, seigneur de la Chesnaye, peu de temps avant le 29 mars 1601, époque à laquelle on procéda, par avis de parents, à la nomination de nouveaux tuteurs des deux enfants qu'elle avait eus de Jacques de Boisboissel, à savoir :

XVIIème siècle

Alain II, dont l'article viendra

Anne de Boisboissel, baptisée en 1619 à Plouagat (archives Plouagat)

Esther de Boisboissel, religieuse

 

Alain de Boisboissel (II), fils unique de Jacques (II), écuyer, seigneur du Fossé-Raffray et de la Mariée, épousa, par contrat décrété en la cour du duché de Penthièvre, juridiction de la Roche-Suhart le 23 février 1618, demoiselle Jeanne le Long, dame héritière de Beaupré et de Coetriou (Colleteriou), fille aînée de François le Long, écuyer, sieur de Beaupré et de Coetriou, et de damoiselle Jeanne le Voyer. Alain parait dans un acte du 5 mai 1621, et mourut le 22 avril 1624, avant le 8 juillet 1624 époque à laquelle Jeanne le Long, sa veuve, fit procéder, par le greffier de la juridiction de la Roche-Suhart, à l'inventaire de ses titres et papiers. Il est rappelé, avec sa femme, dans divers actes des 22 mai 1649, 19 septembre 1650, 20 juin 1651, et 22 mai 1653. Leurs enfants furent :

Alain de Boisboissel (III), écuyer, seigneur du Fossé-Raffray, né le 4 août 1619 à Bothoa (Saint Nicolas du Pélem). Il fit profession en 1645 au couvent des capucins de Vannes, sous le nom de frère Athanase de Saint Brieuc, suivant le testament qu'il fit le 15 mai de cette année, devant de Launay et Tual, notaires royaux à Vannes.

Gilles, dont l'article viendra

Françoise de Boisboissel, baptisée le 3 Août 1622 à Trégomeur (archives Trégomeur). On cite une alliance Françoise de Boisboissel avec Alain du Poulpry, (voir http://www.gatinaisgeneal.org/sylvier/pag32.htm), et l'auteur de ce site émet l'hypothèse que cette Françoise de Boisboissel est la fille de Alain II de Boisboissel, mais sans aucune preuve. Françoise et Alain du Poulpry eurent pour enfant

Françoise du Poulpry, marié avec Pierre de Rosmar, décédée après 1647.

Louise de Boisboissel, née le 11 décembre 1623 à Plouagat (archives Plouagat)

Anne de Boisboissel, soeur puînée de Gilles, citée comme dame Dalleux dans la réformation de 1669, née le 18 Avril 1619 à Plouagat, ayant pour parrain François Le Long et pour marraine Anne de La Rivière (archives Plouagat) , mariée le 6 juin 1644 à Plouagat, avec Marc-Antoine de la Boëssière, né à Guingamp, écuyer, seigneur de Lennuic et de Lopriac, dont elle resta veuve avant le 20 juin 1651. Marc-Antoine de la Boëssière, sénéchal au siège de Guimgamp, fut conseiller au parlement de Bretagne. Ils furent propriétaires du château de Keranno sur la commune de Grâces. Ils eurent:

Marc-Antoine (II) de la Boëssière, marié le 8 octobre 1667 à Guingamp avec Anne Le Brun de Kerprat, fille de Jacques Le Brun de Kerprat et de Béatrice Couppé.

 

Gilles de Boisboissel, (1621-1663) fils de Alain (II), écuyer, seigneur du Fossé-Raffray et de la Mariée, baptisé le 5 mai 1621 en l'église paroissiale de Trégomeur par Louis Soubz curé de la paroisse, ayant pour parrain "Gilles de Mordelles seigneur de chasteau Gouello et maraine damoiselle Gillette le Veneur dame de la Caree",  épousa, par contrat passé au manoir de Launay, le 19 septembre 1650, devant Hervé et Guillaume notaires, damoiselle Anne-Françoise Noblet (ou Le Nobletz), fille aînée de messire Isaac Noblet (qui ne semble pas être de la famille du bienheureux Michel Le Nobletz, célèbre missionnaire breton du XVIIème siècle) et de dame Françoise de Tinteniac, seigneur et dame de Launay de Morlen en Locquénolé et de Moneville (ou Monteville), auxquels Gilles de Boisboissel et sa femme donnèrent quittance de la somme de 8000 livres qui avait été constituée en dot à cette dame, quittance passée devant le même Hervé, notaire, le 29 octobre 1654. Par acte passé devant Ausquer, notaire à Guingamp le 20 juin 1651, ces époux transigèrent avec Anne de Boisboissel, dame douairière de Lennuic, à laquelle ils assurèrent une rente pour le 9ème qui lui revenait dans la succession d'Alain de Boisboissel (II), leur père. Ils firent un nouveau partage pour la succession de Jeanne le Long, leur mère, par acte du 22 mai 1653, passé devant de Merien et de Ploesquellec, notaires royaux à Guingamp. Il décéda le 13 juillet 1663 à Trégomeur.

Anne Noblet survécut à Gilles de Boisboissel. Comme tutrice de ses enfants mineurs, elle produisit les titres de la maison de Boisboissel à la chambre établie pour la réformation de la noblesse de Bretagne, le 6 août 1669, pour justifier les qualités de noble, d'écuyer, de messire et de chevalier, portés par ses enfants, comme issus d'ancienne extraction et chevalerie, et du droit qu'ils avaient de porter pour armoiries de Bretagne, au chef de gueules chargé de 3 macles d'or. Cette production de titres, remontant à Chesnin Le Prevost, chevalier, lequel donna partage à Alain et à Juhel de Boisboissel, ses frères puînés, le mercredi après l'Ascension de J-C. 1317, fut vérifiée par la chambre par arrêt du 7 août 1669, laquelle maintint MM de Boisboissel dans leur noblesse d'antienne extraction, et dans la qualité de chevaliers. Anne Françoise Noblet mourut avant le 1er août 1678. Ils avaient eu :

Isaac-Toussaint, ou Toussaint-Isaac, dont l'article viendra

Renée de Boisboissel, fille de Gilles, née le24 février 1653 à Trégomeur, non encore mariée en 1678.

X. de Boisboissel, décédé(e?) le 29 septembre 1654 à Trégomeur, âgé de 6 semaines (archives Trégomeur)

Louis de Boisboissel, fils de Gilles, écuyer, né le 7 Août 1655 à Trégomeur (archives Trégomeur), décédé avant 1720. Il épousa Renée de Kersaliou dont:

Toussaint de Boisboissel, baptisé le 21 mai 1685 à Brélidy (archives Brélidy)., pas de postérité connue, il pourrait être le Toussaint-Isaac, prêtre, ayant été recteur à Hénon de 1740 à 1752

Pierre de Boisboissel, baptisé le 15 Septembre 1692 à Brélidy (archives Brélidy), pas de postérité connue.

Marguerite-Charlotte de Boisboissel, fille de Louis-François qui épousa, à vingt six ans, le 14 mars 1720 à Plourhan (contrat de mariage) et le 15 mai 1720 religieusement à Pleuc Jean René Courson, fils de Gilles écuyer, seigneur de la Villehélio et de dame Mauricette Lesné. Elle décéda le 18 février 1765. ("Recherches historiques sur la maison de Courson en Bretagne et en Angleterre de 1066 jusqu'en 1881", Beauvais 1881,page 106).

Yves-François de Boisboissel, (1657-1723) fils de Gilles, écuyer, nommé maître dans les actes, né le 14 janvier 1657 à Trégomeur, ayant pour parrain François du Boisgelin, et pour marraine Yvonne de Tinténiac, décédé en 1723 à Louannec, il épousa en premières noces à Plélo le 8 Août 1678 Renée Henry, née à Plélo fille de Julien Henry (de Kermartin ?) et de Perronnelle de Rosmar. Il ne semble pas qu'ils aient eu de descendance.

Il épousa en secondes noces le 20 juin 1682 à Louannec Marguerite-Yvonne de Trogoff, dont ils eurent:

Toussaint de Boisboissel, né le 2 juillet 1685, baptisé le 28 mars 1686 à Louannec (archives Louannec), avec pour parrain Toussaint de Villeneuve, et marraine Marie-Anne de Trogoff, pas de postérité connue, il pourrait également être le Toussaint-Isaac, prêtre, ayant été recteur à Hénon de 1740 à 1752 (voir aussi le fils de Louis cité ci-dessus).

Anne-Charlotte de Boisboissel, née le 22 juin 1687 à Louannec, mariée le 13 Août 1725 (archives Logivy les Lannion) avec Jean du Plessis, seigneur de Coatserc'ho (1699-1763), dont elle eut:

Joseph né en 1726, mort en 1728

Jean François né le 7 décembre 1727 à Lanmeur

Guillemette Gabrielle née le 27 septembre 1730, baptisée le 3 octobre 1730

Claude Marie, née le 16 mars 1733, baptisée le 16 mars 1733 et décédée le 14 mai 1733

Catherine-Françoise de Boisboissel, née le 16 septembre 1690 à Louannec, ayant pour parrain François-Xavier du Villeneuve et pour marraine Catherine Dollo. Elle épouse le 13 février 1720 à Lanfains Yves Mesleart, né à Lanfains (22) (archives Louannec et Corail-net Boisboiselle)

Marie-Renée de Boisboissel, née le 27 janvier 1692 à Louannec (archives Louannec)

Marie-Rose de Boisboissel, épouse à Ploulec'h le 7 février 1720 Louis-René Taillart, fils de Artur Joseph Taillart et de Françoise Péan, décédée veuve le 29 mai 1770 à Tréguier Saint Sébastien comme pensionnaire dans la communauté des Paulines .

 

François-Isaac de Boisboissel, (1662-1739) fils de Gilles, écuyer, seigneur de Morlen, né le 29 septembre 1662 et baptisé le 4 février 1663 à Runan, il fut maintenu dans sa noblesse d'ancienne extraction avec ses frères, par arrêt de la chambre établie pour la réformation de la noblesse de Bretagne du 7 août 1669. Le 1er août 1679, il reçut d'Isaac-Toussaint, son frère aîné, sa part comme juveigneur dans la succession paternelle, et s'allia, par contrat passé le 20 avril 1698, devant Jean Hinault, notaire du comté de Goello et de la baronnie d'Avaugour, avec damoiselle Marie-Anne de Kerousy, fille de feu messire Vincent de Kerousy, chevalier, seigneur de Kerdenser, et de dame Marguerite le Vicomte. Ces époux sont nommés dans des actes des 29 août 1703, et 1er septembre et 11 octobre 1721. François-Isaac vivait encore le 4 janvier 1732, veuf alors de Marie-Anne de Kerousy, il décéda le 17 mai 1739 à Mantallot. Ils avaient eu pour enfants:

XVIIIème siècle

Marie-Marguerite-Sainte de Boisboissel, ou Marguerite-Sainte, baptisée le 19 juillet 1699 à Ploëzal, qui épousa Pierre de Laguierge, haut et puissant seigneur, décédée veuve le 14 février 1791 (archives Ploëzal et Tréguier St Sébastien).

Marie-Françoise de Boisboissel, née le 8 décembre 1700 à Ploëzal (archives Ploëzal).

Joseph-Marie de Boisboissel, né le 18 novembre 1701 à Mantallot, décédé le 21 mars 1702 à Mantallot (archives Mantallot).

Jeanne-Peronelle de Boisboissel, (ou Jeanne-Petronille) née le 12 octobre 1702 à Ploëzal, décédée le 23 décembre de la même année (archives Ploëzal).

Jean-Joseph de Boisboissel, (1703 -) fils de François-Isaac, chevalier, seigneur de Coetlay, né le 7 octobre 1703 à Mantallot, ayant pour parrain François_Joseph Le Borgne et marraine Jeanne de Kousy (archives Mantallot), épousa, par dispense de Rome, du mois de décembre 1731, homologuée à l'officialité de Tréguier le 5 (ou 9) janvier 1732, damoiselle Marie-Jeanne Quintin, âgée de 27 ans, née à Trégrom, dame de Kergadiou, fille, et héritière par bénéfice d'inventaire, de messire Yves-Joseph Quintin, chevalier, seigneur de Kergadiou (ou Kercadiou), et de dame Françoise-Rose de Kerguenec'h. Il servit dans les Gardes du Corps du Roy. Cette dame resta veuve avant le 8 juillet 1767. Dont:

Achille-Maurice-Thibault de Boisboissel, (1732-1759), enseigne des vaisseaux du roi, né le 13 novembre 1732 à Mantallot, ayant pour parrain Achille de Boisboissel, et pour marraine Marie-Mathilde de Kerguenec'h, mort sans postérité (archives Mantallot) . Il est cité par un acte notarié du 15 juillet 1777 lors du partage de succession de ses frères et soeurs survivants (cote 3E32-59, notaire Corlouer de Tréguier). Il servit au service de sa Majesté, dans la Marine Royale et périt au combat des cardinaux près de Quiberon le 20 novembre 1759, sur le vaisseau le Superbe.

Joseph-Marie-François de Boisboissel, né le 11 janvier 1734 à Mantallot ayant pour parrain Joseph de Kerousy, et pour marraine Agnés de Lanloup (archives Mantallot) , décédé à Quemperven le 4 avril 1734, âgé de 3 mois, qualifié de messire dans l'acte de décès, sa tante étant Rose de Boisboissel.

Louise-Jeanne de Boisboissel, née le 21 novembre 1735 à Tréguier Saint Vincent, décédée avant 1777. (archives Tréguier St Vincent)

François-Isaac de Boisboissel, né le 11 septembre 1737 à Tréguier Saint Vincent (archives Tréguier St Vincent), décédé à Prat le 16 octobre 1737 à 5 semaines, nommé comme Isaac, écuyer dans l'acte de décès (archives Corail-Net)

Marie-Yvonne de Boisboissel, née le 29 octobre 1739 à Minihy-Tréguier, épouse le 27 juillet 1784 Charles-Ange-Joseph (ou Charles-Anne-Joseph) de Farcy, comte de la Ville du Bois, né à Mordelles et veuf de Jeanne Mathurine Bertho (archives Tréguier St Sébastien)

Marie-Josèphe de Boisboissel, religieuse supérieure des Soeurs de la Croix à Tréguier.

Vincent-Gabriel de Boisboissel (1741-1805), fils de Jean-Joseph, né 24 juillet 1741 au Minihy-Tréguier, nommé enseigne de vaisseau le 23 avril 1757, second enseigne à la compagnie des Indes, il touchait une pension en cette qualité en 1790 (état nominatif des pensions sur le trésor royal imprimé par ordre de l'Assemblée Nationale en 1790). Il meurt à la bataille de Trafalgar le 21 octobre 1805 sur le vaisseau Le Formidable, commandé par le comte de Guébriant son oncle. Sans postérité.

Toussaint-Joseph-Pierre de Boisboissel, (1744-1819) fils de Jean-Joseph, né le 28 mars 1744 à Tréguier-St-Sébastien. Il fut tonsuré par l'évêque de Tréguier le 29 décembre 1753 (probablement 1763 ?) et obtint, le 17 juin 1767 des lettres de bénéfice d'âge, lesquelles furent entérinées au greffe de la juridiction de la prévôté de Tréguier le 8 du mois suivant. Il a été reçu en 1779 chanoine comte de Lyon, et a fait ses grandes preuves chapitrales devant M. Chérin, généalogiste des ordres du roi, au mois de novembre 1785. Vicaire général de Tréguier en 1780, puis de Lyon en 1781, il fut nommé par le Roi abbé de Verteuil, ordre de Saint Augustin, au diocèse de Bordeaux en 1784. Il devint ensuite vicaire général de Monseigneur de Montazet, archevêque de Lyon. Incarcéré à Saint-Lazare en mars 1791, puis à Pierre-Scize, il fut élargi en juillet. Il dut émigrer le 30 pluviôse an II mais revint à Lyon en 1795. Il fut amnistié du fait d'émigration par lettre du grand juge Regnier du 25 germinal an XI, et remis en possession de ses biens.

Par son testament du 15 novembre 1815, déposé chez M. Dugueyt, notaire à Lyon, Toussaint-Joseph-Pierre, a institué son héritier universel Jean-Hyacinthe de Boisboissel, son neveu à la mode de Bretagne, et est décédé à Lyon le 7 janvier 1819, le dernier descendant mâle de la branche issue de François-Isaac de Boisboissel. Il est inhumé au cimetière de Loyasse.

Anne-Françoise-Gabrielle de Boisboissel, née le 7 août 1746 à Tréguier-St-Sébastien.

 

Renée-Marie de Boisboissel, née le 1er février 1706 à Mantallot, demoiselle, décédée le 9 juin 1753 au Minihy-Tréguier à 47 ans (archives Louannec et Minihy-Tréguier).

X. de Boisboissel, décédé (e?) le 10 janvier 1707 à Mantallot (archives Mantallot).

François-Ignace de Boisboissel, né le 6 mai 1708 à Ploëzal, décédé le 17/08/1708 à Pommerit-Jaudy à l'âge de 3 mois, (archives Ploëzal et Pommerit-Jaudy où il est indiqué enfant de DU MORTEN, certainement de Morlen, son père étant seigneur de Morlen)

Marguerite de Boisboissel, née le 9 juillet 1709 à Mantallot, (archives Corail Net). Elle fut prieure à l'abbaye de Saint Georges à Rennes, et adressa à l'intendance l'état de son couvent en 1778 (archives d'Ille et vilaine, 1415).

Anne-Rose de Boisboissel, née le 28 septembre 1710 à Mantallot (archives Mantallot) , religieuse comme sa soeur Marguerite, elle fut supérieure des Hospitalières de Tréguier de 1775 à 1783.

Agnès de Boisboissel, née le 13 janvier 1712 à Mantallot (archives Mantallot).

Jeanne de Boisboissel, née le 26 juin 1713 à Mantallot, décédée le 19 juin 1747 à Mantallot (archives Mantallot).

Angèlique ou Angèle de Boisboissel, née le 24 février 1715, décédée le 11 juin 1715 à Pommerit-Jaudy âgée de 7 semaines (archives Mantallot).

Marie-Thérèse-Josephe de Boisboissel, née le 26 mai 1716 à Mantallot (archives Mantallot).

Marie-Ursule de Boisboissel, née le 14 août 1717 à Mantallot, décédée le 30 août du même mois (archives Mantallot).

Anne ou Janne de Boisboissel, née le 19 juin 1720 à Mantallot, décédée la même année (archives Mantallot).

 

Isaac-Toussaint (appelé aussi Toussaint-Isaac) de Boisboissel (1652-1718), fils de Gilles, né le 9 Septembre 1652 à Trégomeur, qualifié haut et puissant seigneur, chevalier, seigneur du Fossé-Raffray, de la Mariée, de Launay, de Coëtriou, etc, chevalier de Saint Louis. Il fut maintenu, comme chef des noms et armes de sa maison, dans la qualité de chevalier, par arrêt du 7 août 1669. Il partagea noblement et avantageusement la succession de sa mère avec ses frères Louis, Yves, François-Isaac et leur soeur Renée de Boisboissel, par acte passé devant le Mignon, notaire, le 1er août 1678.

Il épousa en premières noces Toussainte de Mordelles, dont ils eurent :

X. de Boisboissel, né(e?) le 2 Mai 1686, et décédé(e?) le même jour à Trégomeur

Thérèse-Pétronille de Boisboissel, née le 17 octobre 1687 à Ploëzal, baptisée le 30, religieuse au couvent des Ursulines de Tréguier.

Guy-Charlemagne de Boisboissel, né le 25 mai 1690 à Ploëzal, pas de postérité connue (archives Ploëzal)

Isaac-Toussaint servi dans les mousquetaires, puis est qualifié major de brigade des armées du roi et du régiment de Forez, dans le contrat de son mariage passé an château de Keralio devant Postié, notaire registrateur, le 30 avril 1695 avec dame Perrine-Céleste Artur, âgée de 23 ans, dame de La Motte, fille de Guillaume Artur, seigneur de La Motte, écuyer, conseiller du roy, maître en la chambre des comptes de Nantes et de dame Jeanne Guélaudeau de la Bischetière (ou Guillaudeau), dame du Colombier. Il devint ensuite gros major du régiment de Forez avant d'en devenir colonel propriétaire, fut également maréchal des logis général dans une armée d'Italie au temps de Louis XIV. Isaac-Toussaint a aussi ces mêmes qualités, ainsi que celle de subdélégué de MM. les maréchaux de France, dans l'extrait de baptême d'Achille, son fils, en 1702. Il décéda le 27 décembre 1718 à Ploëzal. Sa femme lui survécut, et mourut après le 1er septembre 1721.

Les enfants de Isaac-Toussaint et de Perrine-Céleste Artur furent :

XVIIIème siècle

Isaac ou Isacie de Boisboissel, baptisé(e?) au château de Launay en Ploëzal le 14 avril 1697, décédé(e?) le 25 janvier 1698 à l'âge de 9 mois (archives Ploëzal)

Alexandre de Boisboissel, né au château de Launay en Ploëzal le 28 mars 1698, décédé le 4 juillet à Plouguiel à l'âge de 3 mois (archives Ploëzal et Plouguiel)

Marie-Sylvie de Boisboissel, née le 10 juin 1699 au château de Launay en Ploëzal (archives Ploëzal)

Guillaume-Thebault de Boisboissel, né à Ploëzal le 12 juin 1701, pas de postérité connue (archives Ploëzal)

Achille, dont l'article viendra

 

Achille de Boisboissel, (1702-1766) fils de Isaac-Toussaint, chevalier, seigneur de Launay et autres lieux. Né le 19 janvier 1702, il fut baptisé le surlendemain dans l'église paroissiale de Ploisal (ou Ploëzal), évêché de Tréguier. Il décéda le 10 juillet 1766 en son dit château du Launay à Ploëzal.

Achille épouse en 1728 à Plouagat en premières noces Renée-Josèphe du Bourg Blanc dont il eut:

Renée-Achille de Boisboissel, née le 26 Avril 1729, décédée en 1748 à Runan au château de Launay Monteville (archives Plouagat et Runan)

Marguerite-Sainte-Clothilde de Boisboissel, née le 22 février 1730 à Ploëzal (archives Ploëzal), décédée le 6 avril 1754 à Tréguier St Sébastien , à l'âge de 24 ans, à la suite d'une maladie mortelle de 4 mois, inhumée dans la cathédrale de Tréguier en présence de l'évêque et du comte de Tréguier et de toute la noblesse et bourgeoisie de la ville. (archives Paroisse de Saint-Sébastien-de-la-Rive à Tréguier 59)

Il épousa en secondes noces à Ploëzal, par contrat du 29 juin 1731, passé devant des Mottes, notaire au siège de Châteaulin, damoiselle Gillette-Catherine de la Boëssière (ou Bouëxière), dame de Quilly (ou Kerguilly), fille de feu messire Claude Robert de la Boëssière, seigneur de Quilly (ou Kerguilly) et de dame Denise de Robien de Beaupré. Achille et sa femme Gillette-Catherine de la Boëssière firent une acquisition de biens-fonds par acte passé devant J. Hamon notaire en la juridiction et châtellenie de Bottey, le 4 avril 1732. Enterré à Runan avec la mention: "Haut et puissant seigneur Achille de Boisboissel Chef de nom et d'armes Seigneur de Launay et autres lieux, décédé en son dit château de Launay le dix juillet mil sept cent soixante six a été inhumé le lendemain dans le cimetière de l'église tréviale de Runan par Monsieur l'abbé Le Moutier du consentement de Monsieur l'abbé de Carday recteur de Ploëzal ..."

Achille et sa femme Gillette-Catherine de la Boëssière ont eu pour fils :

Ange-Gabriel-Marie de Boisboissel, (1732-1814) fils de Achille, comte de Boisboissel, chevalier de Saint Louis, né le 29 juillet 1732 au Launay en Ploëzal. Il a épousé, le 5 mars 1791, en l'église paroissiale de Saint-Jean en Grève, à Paris dame Julie-Françoise Lavéant. Ils eurent:

XIXème siècle

Marie-Yvonne-Zéphyrine de Boisboissel, née le 13 fructidor an III à Ploëzal. Elle épousa le 15 décembre 1817 à Tréguier, âgée de 23 ans, Thomas-Yves-Charlemagne Jourand ou Jorand, âgé de 32 ans, né à Etables-sur-mer fils de Jean Claude Francois Jourand et de Laurence Jeanne Quintin

Ange de Boisboissel, né le 23 nivôse an V à Ploëzal, mort sans doute en bas âge

Guillaume-Yves-Marie de Boisboissel, fils de Ange-Marie-Gabiel, comte de Boisboissel, chef des nom et armes de sa maison, chevalier, seigneur de Launay et autres lieux, né le 17 novembre 1798 (28 brumaire an VII) à Ploëzal, son père ayant alors 67 ans! Il fut officier (sous-lieutenant) au 99ème régiment d'infanterie à Vieux-Brisach. Il a épousé le 21 mai 1822 dame Caroline Henry de Kermartin. Leurs enfants sont:

Charles-Marie-Adolphe-Joseph de Boisboissel, chevalier, né le 7 juin 1823, mort en 1878.

Victor-Marie de Boisboissel, né le 17 mars 1825, lieutenant d'infanterie de marine, mort à la Martinique en 1849.

Octavie de Boisboissel, célibataire, décédée le 13 juin 1863 à Guingamp à 35 ans.

Mathilde de Boisboissel, qui épouse Joseph Marie Félicité Edouard de Trolong du Rumain (1826 - 1900).

François-Isaac, dont l'article suit

 

François-Isaac de Boisboissel, (1734-1781) fils de Achille, titré comte de Boisboissel, chevalier, seigneur de Launay et autres lieux, né le 31 mai 1734, était capitaine au régiment de Provence, infanterie, lorsqu'il épousa par contrat du 14 Août 1767 Marie-Françoise-Julie de Macnemara, de l'ancienne et illustre maison irlandaise de ce nom, née le 8 Août 1742, fille de feu François-Georges de Macnemara, écuyer, et de dame Elisabeth-Julie de Rocquencourt, fille de Denise de Robien. Représenté par la comtesse de Boisboissel, son épouse, il fit un retrait le 22 janvier 1770, par acte passé devant Triec, notaire de la cour ducale de Lorges, au siège de Pommerit le Vicomte. Il est qualifié ancien capitaine au régiment de Provence, et chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis dans deux actes des 20 février 1772 et 11 avril 1778. Ils eurent:

Laurent-Charles-François, (1770-1839) fils de François-Isaac, comte de Boisboissel, né à Guingamp le 18 février 1770, ancien officier au régiment de Boulonnais, infanterie, émigra dans l'armée de Condé et combattit dans l'infanterie noble, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, décoré de l'ordre du Phénix de Hohenlohe, chef de bataillon en retraite le 28 août 1816, a épousé en secondes noces damoiselle Anne-Béatrice-Victoire de Thomassin de Juilly dont il n'eut point d'enfants. Il mourut le 31 mai 1839 dans son manoir de Sieurne près d'Etables.

Il avait épousé en premières noces le 5 septembre 1804 à Etables sur Mer Marie-Jeanne-Désirée Taillart ou Taillard, âgée de 33 ans, née à Plouha, fille de Joseph Marie Taillart et de Jeanne Yvonne Le Veneur, dont il eut:

X. de Boisboissel, décédé (e?) le 29 Mars 1808 à Etables sur Mer.

Désirée-Marie de Boisboissel, née le 18 juin 1810, décédée le jour suivant à Etables sur Mer après avoir vécu 13 heures.

Jean-Marie-Michel-Isaac de Boisboissel, (1772-1795) chevalier, né le 19 février 1772, et baptisé le lendemain dans l'église paroissiale de Guingamp, officier de la marine royale (département de Rochefort). Il émigra le 24 septembre 1793 (liste générale des émigrés), tué pour la cause royale à Quiberon, à la prise du fort de Penthièvre par les républicains à 23 ans le 16 juillet 1795. Il appartenait au régiment d'Hector (Royal Marine), dans la compagnie du comte de Carné-Trécesson qui fut décimée en couvrant la retraite des éléments débarqués au nord de la presqu'île et refoulés par Hoche.

Marc-Antoine-Bertrand-Marie de Boisboissel, (-1795) chevalier. Il avait 18 ans lors du débarquement de Quiberon et était cadet au régiment de Rohan, Division de Sombreuil. Il eût la tête fendue d'un coup de sabre en défendant la batterie du Port d'orange. "Malgré les soins affectueux qu'on lui prodigua, il ne tarda pas à expirer." (Les émigrés à la cocarde noire, Bittard des Portes).

Jean-Hyacinthe, dont l'article suit

Elisabeth-Marie-Angélique de Boisboissel

Angélique-Gabrielle-Sainte de Boisboissel, qui épouse à Plouagat le 21 mars 1802, âgée de 27 ans, Mr. Louis-François Rivault du Courtil (ou Rivot du Courtil) âgé de 24 ans, né à Châtelaudren, fils de Jean-Louis Rivot du Courtil et de Agathe Delpeuch, dont elle a plusieurs fils dont un seul avec postérité. Elle décéda le 29 novembre 1860.

Eugène Rivault du Courtil, qui épouse Mlle de Courson dont:

Angélina, qui épousera son oncle Marc-Marie-Frédéric de Boisboissel en 1871

Alexandrine qui épousera en premières noces Henri de Trémaudan (veuf de Isidore de Seré), lequel décéda après une année de mariage. Alexandrine se remaria en secondes noces avec A. de Goascaradec.

Edmond, mort sans postérité

 

XIXème siècle

Jean-Hyacinthe de Boisboissel (ou Jean-Baptiste-Hyacinthe), (1778-1848) fils de François-Isaac, comte, né le 28 octobre 1778 à Guingamp, fut destiné à servir dans la marine royale: nommé "élève des Ecoles Royales Militaires le 3 décembre 1787", il s'y préparait depuis cinq ans à l'école militaire de Vendôme lorsque la mort de l'infortuné Louis XVI vint lui fermer cette carrière. Trop jeune alors pour pouvoir partager avec ses frères l'honneur et le péril de l'émigration, il resta dans sa famille et ne porta point les armes pour une cause qui n'était plus celle de ses rois. Cependant, lorsque l'horizon politique commença à s'éclaircir, et qu'un gouvernement au moins régulier eut succédé à l'anarchie, il crut pouvoir accepter le 9 février 1808 la place d'ingénieur-vérificateur et géomètre en chef du cadastre dans les départements de la Loire et du Tarn à Albi. A l'époque du débarquement de Buonaparte en 1815, il a été assez heureux pour donner à la cause royale des preuves d'un dévouement qui a trop peu d'imitateurs, dans cette circonstance funeste. Proscrit, et sur le point d'être exécuté pour son attachement au roi, il eut la vie sauve (et toute la descendance Boisboissel) grâce à la défaite de Waterloo. Une attestation de fidélité à la cause royale fut faite à Montbrison, le 28 décembre 1815.

Il épousa le 6 avril 1818, après contrat du 25 février 1818 passé devant Salpin et le Bouetté, notaires royaux à Guingamp, damoiselle Anne-Marie-Julie de Saisy Kerampuil, (1797-1861), née à Oxford le 24 Avril 1797, fille de Charles-Marie-François, comte de Saisy Kerampuil, chevalier de l'ordre royal et militaire de Saint-Louis, et de dame Julie-Marie de la Boëssière-Lennuic. Anne-Marie-Julie était la nièce de Agathe de Saisy Kerampuil, qui épousa en 1795 Hippolyte Loz de Beaucours avocat général au Parlement de Bretagne.

Jean-Hyacinthe mourut le 25 mai 1848 à Paris. Sa femme mourut à Paris le 29 mai 1861 et fut inhumée au cimetière Montparnasse. Jean-Hyacinthe et Marie-Julie-Anne eurent pour enfants:

Anne-Marie-Hyacinthe de Boisboissel, dont l'article suit

Charles-Marie-Edmond de Boisboissel, né le 21 septembre 1820 à Albi, faubourg de la Réunion (Castelviel). Qualifié de chevalier, Charles-Marie-Edmond de Boisboissel meurt à l'âge de 13 ans et 6 mois le 22/03/1834 d'accident. Il enterré dans un caveau du vieux Cimetière de l'Hôpital d'Albi, tombe 269.

Marc-Marie-Frédéric de Boisboissel (1824-1886), né à Albi le 20 août 1824. Porte le titre de comte comme son frère Anne-Marie-Hyacinthe. Il vécut à Lannion, au manoir de Crec'h Ugien et fut maire de Trébeurden. Il mourut au manoir de Crec'h Ugien à Lannion le 15 novembre 1886. Il épousa en 1871 à Lamballe Angélina Rivault du Courtil sa nièce; fille de Eugène-Marie-Ange Rivault du Courtil et d'Hyacinthe de Courson du Glazon, dont:

Frédéric-Lucien-Eugène de Boisboissel, fils de Marc-Marie-Frédéric, vicomte, né à Lannion le 24 septembre1872. Il épousa Aglaé Simart, mort sans postérité.

Gervaise de Boisboissel, fille de Marc-Marie-Frédéric, né à Lannion le 24 janvier 1879. Elle épousa Georges de La Villéon, né à Quimper, âgé de 25 ans, fils d'Arsène et de Félicie Quemper de Lanascol, le 14 juin 1897, dont ils eurent:

Georges de La Villéon: (1898-1968) colonel. En hiver 1944 en Alsace, il franchit le Rhin à Kehl en face de Strasbourg avec son détachement de chars, en désobéissance formelle, pour ne pas laisser les américains le franchir les premiers, beaucoup plus au nord... Il eut un fils Georges.

Roland de La Villéon, qui eut une fille Marianik

Frédéric de La Villéon, mort sans postérité

Jean-Marc de La Villéon, décédé en 1998 ; il joua un rôle important dans le scoutisme national et dans la fondation des Auberges de Jeunesse

Huguette de La Villéon

Christiane de La Villéon

 

Anne-Marie-Hyacinthe de Boisboissel,(1819-1881) fils de Jean-Hyacinthe, comte, né à Albi le 26 juillet 1819, licencié en droit, juge de paix à Plogastel Saint Germain en 1858, juge d'instruction à Guingamp en 1861, élu député des Côtes du Nord à l'assemblée nationale le 8 février 1871, siégea à droite, monarchiste légitimiste, fit partie de la réunion des Réservoirs, fut attaqué par le journal le "Conservateur libéral" de Loudéac. Il vote le 16 mai 1874 pour le renversement du ministre de Broglie, et en 1875 contre l'amendement Wallon et les lois constitutionnelles. Membre de l'Association Bretonne dès 1874, il fut délégué par le Congrès de Guingamp en 1875 pour assister à Saint Malo à l'inauguration de la statue de Chateaubriant. Non réélu député en 1876, il prit sa retraite de magistrat et d'homme politique et mourut au château d'Isambert (Loiret) le 17 août 1881. Il est enterré au cimetière d'Olivet.

Il épousa Rose-Lucy Van Hautrive le 5 février 1846 à Paris et eut pour fils:

Charles-Edmond-Marie-Hyacinthe de Boisboissel, dont l'article suit

 

XXème siècle

Charles-Edmond-Marie-Hyacinthe de Boisboissel,(1849-1915) fils de Anne-Marie-Hyacinthe, comte, né à Chinon le 28 septembre 1849. Dernier représentant mâle des Boisboissel, il survécut à la bataille de Gravelotte en 1870 comme militaire avec l'armée d'Afrique. Il fut conseiller général du canton de Saint Nicolas du Pélem, maire de Saint Nicolas du Pélem, et membre de l'association bretonne depuis 1877. Il fut ensuite élu député des Côtes du Nord le 22 septembre 1889 jusqu'en 1893 (2ème circonscription de Guingamp). Il ne se représenta pas en 1893. Catholique, patriote, conservateur, protectionniste, hostile au libre-échange, il était profondément attaché à la Bretagne et y fut favorable à l'installation des lignes de chemin de fer. Il mourut à Saint Nicolas du Pélem le 11 août 1915 et y est enterré.

Il épousa en premières noces en 1873 Louise-Marie-Françoise Hamon de la Porte, dont il eut:

Marie-Thérèse-Simone de Boisboissel, née à Guingamp en 1875, filleule du comte et de la comtesse de Chambord. Elle épouse à Paris le 14 décembre1893 le comte Hervé-Charles-Marie-Rogatien comte de Keranflec'h Kernezne. Ses deux fils Alain et Pierre furent tués à la 1ère guerre mondiale.

Henri de Boisboissel, (1884-1915) né le 30 janvier 1876 à Guingamp, sous-lieutenant, mort à la bataille de Souchez Vimy (Artois) le 1er Octobre 1915, chevalier de la légion d'honneur et croix de guerre avec étoile de bronze à titre posthume.

Il épousa en secondes noces en 1883 Geneviève-Marie-Antoinette Libman, dont il eut:

Tiphaine de Boisboissel, née à Paris le 19 juillet 1884, épouse en premières noces le 20 octobre 1910 Frantz Legrand, lieutenant de vaisseau, fils de L. Legrand capitaine de vaisseau, commandeur de la légion d'honneur, et qui mourut en 1915 à la bataille des Dardanelles. Elle en eut Eliane née en 1911 et Suzanne (Suzon) née en 1913.

Elle épouse en secondes noces Richard Mac Donald Lucas en 1917, sujet britannique dont elle eut Duncan né en 1918 et Edmond Jackie, né en 1920.

Voir le chapitre "Les branches Boisboissel au XXème siècle" pour la descendance de Tiphaine de Boisboissel.

Yves-Marie de Boisboissel, (1886-1960) né en 1886, général de corps d'armée, aide de camp du maréchal Lyautey, grand officier de la légion d'honneur, comte, épouse le 13 octobre 1913 Cécile du Bois de Gennes, fille de Adolphe du Bois de Gennes et de Marguerite Pillet, dont ils eurent Guillaume né le 11 Août 1914, Anne née en 1916, Gillette née en 1917, Hubert né le 7 mai 1922, Henry né le 10 juin 1924, Alain né le 17 mars1926.

Voir le chapitre "Les branches Boisboissel au XXème siècle" pour la descendance de Yves de Boisboissel.

Bernard de Boisboissel, né et décédé en 1896.

Michel de Boisboissel, né en 1898, prend le titre de vicomte, administrateur des colonies en Indochine, épouse en 1924 Guillemette Mazères dont ils eurent Fabienne née en 1926, Chantal née en 1927 et Marc né en 1931.

Voir le chapitre "Les branches Boisboissel au XXème siècle" pour la descendance de Michel de Boisboissel.

 

 

Dans le même temps vivaient après le XVI ème...

- Toussaint de Boisboissel, prêtre, recteur à Hénon de 1740 à 1752. Il peut être le fils de Louis de Boisboissel, ou celui de Yves-François de Boisboissel, tous les deux frères.

- Baldomer-Isaac de Boisboissel, parrain de François-Isaac de Boisboissel à son baptême en 1734.

 

Retour index