Vie de Yves du Boisboissel


Yves du Boisboissel, né en 1280 à Saint Brieuc, est le fils de Juhaël Le Prévost. M. Couffon dans son catalogue des évêques de Tréguier pour l'enquête de 1341 pour la succession du duché, l'indique comme fils de Juhel le Prévot et frère de Chenin le Prévot et de Margelie du Boisboissel (Bibl . Nat ., f. fr. 22338 p. 118 et suiv.).

Il fut l'ecclésiastique le plus marquant de l'histoire de la famille.

D'abord chantre de Saint -Brieuc, il fut pourvu de l'évêché de Tréguier le 7 octobre 1327. Yves fut qualifié de "Président aux enquêtes dans le rôle des officiers nommés pour la tenue du parlement de Paris en 1336".

 

La canonisation de Saint-Yves

Avec Guy de Bretagne, frère du duc de Bretagne Jean III, et comte de Penthièvre, il se rendit à Rome en décembre 1329, muni d'une procuration du chapitre, pour supplier le pape Jean XXII de procéder à la canonisation de saint Yves pour laquelle il oeuvra avec force ( J.M. VIDAL.: registres de Benoit XII n° 5062). Cet épisode est relaté en image dans la vie de saint Yves pour les enfants (et les adultes) de la collection "Belles Histoires et Belles Vies" de l'abbé Falc'hun.

Dom Maurice cite: "Le chapitre de Tréguier donna procuration le 9 décembre 1329 à Yves son évêque pour aller à Avignon poursuivre cette affaire. Gui de Bretagne, frère du Duc, voulut accompagner ce prélat et fit de nouvelles instances au pape tant de la part du Duc que de celles des seigneurs bretons" dom Maurice, livre VII p 278.

 

 

Transféré à Quimper le 31 août 1330, puis à Saint-Malo le 22 janvier 1333, il fut en procès avec le doyen et le chapitre de ce dernier évêché et le pape dut intervenir le 30 août 1338 (DAUMET: lettres closes de Benoit XII, n° 421). En 1347, il transige avec son chapitre pour 2 chapelles fondées par Raoul Rousselet et Alain Gonthier, ses prédécesseurs.

Il mourut en 1348.

Le testament de Pierre de Boisboissel en 1362 indique que Yves fonda une "chapellanie" en l'église de Saint Michel alors qu'il était alors évêque de Saint Malo. Pierre de Boisboissel ordonna dans son codicille de 1364 qu'elle soit parachevée.

 

Le sceau de Yves de Boisboissel

Le premier témoin des armes des teneurs du fief de Boisboissel est le sceau de l'évêque Yves de 1329 (AD35 6 J 26). Etant donné que c'est un sceau, il ne donne pas de couleur. Sa lecture donnée par madame Martine Fabre dans sa thèse (n° 894) est : "d'hermines à la face (?) brochant". On retrouve bien les hermines et une bande, qui n'est pas en chef, mais "au milieu" de l'écu. Rien ne permet de connaître l'émail de cette face, mais en référence aux armes des Boisboissel, la couleur de gueules est fort probable.

D'autres armes de cet évêque nous ont été transmises par Gaignères, avec un sceau et contre-sceau de 1334. Elles sont les mêmes que celles de la maison Prigent: d'azur à une fasce d'or accompagnée de trois molettes de même 2 et 1 (Bibl. nat., f. lat. 17027, p 34). Or il est courant à cette époque que les évêques choisissent leurs propres armes et qu'elles peuvent ainsi différer de celles de leur famille (nombre d'évêques ne sont pas de noble origine d'ailleurs). Il est exposé ci dessous (n° 895 du catalogue de Martine Fabre). Or cette entrée comporte la remarque suivante (t. 1, p. 215) : "on a fait de ce sceau un sceau personnel, sur le modèle du sceau d'Alain Gonthier, prédécesseur d'Yves, bien que la légende soit perdue": il se peut donc que ce sceau ne soit pas celui d'Yves de Boisboissel, mais que le sceau exposé ci-dessus soit le plus probable.

 

 

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