Le XXème siècle

 

Ce siècle où les pires guerres et les pires idéologies ont ensanglanté la planète.

Les Boisboissel, fidèles à leur devise "seuls les braves portent ces armes", ont montré dans ce siècle un grand courage et un sens du devoir qu'il convient ici de retracer.

 

Le début du siècle

Henri de Boisboissel, s'engage au 14ème régiment de Hussards le 20 avril 1895 où il est nommé maréchal des logis le 10 février 1898. Il rend volontairement ses galons pour partir en Afrique en septembre 1898 au 1er régiment de Spahis. Il fait campagne en Afrique du 12 octobre 1898 au 20 avril 1901, dont 7 mois en région saharienne.

La 1ère guerre Mondiale

Le vieil Edmond de Boisboissel, à 65 ans, vit ses fils partir, alors que lui-même restait dans sa propriété du Pélem.

Yves de Boisboissel, étant officier commandant une compagnie du 15ème bataillon de Tirailleurs Sénégalais au Maroc, y resta comme l'avait ordonné le maréchal Lyautey au déclenchement de la guerre. Il se distingue le 9 mai 1915 à l'attaque du djebel Halfa, secteur de Taza au Maroc. Il est cité pour "sa bravoure et son calme sous le feu; en continuant de diriger le tir de sa section de mitrailleuses violemment prise à partie, il a fait éprouver à l'ennemi des pertes sensible". A sa demande, il est enfin affecté en France pour défendre le sol français en 1917. Capitaine au 2ème bataillon du 22ème régiment d'infanterie coloniale, il combat au Chemin des Dames lors de l'offensive d'avril 1917. Il est cité à l'ordre du corps d'armée à la suite de l'attaque du moulin de Laffaux: "le 16 avril, a fait preuve de belles qualités militaires. Le 19 avril, a cherché en plein jour, sous les fils de fer ennemi, le cadavre d'un chef de bataillon, permettant ainsi d'acquérir l'assurance que l'ennemi abandonnait sa première ligne". Une anecdote lors de l'assaut de ce moulin de Laffaux: lors des combats, un obus tombe sur la position de sa compagnie. Un soldat s'écrie alors: "le capitaine est mort!", et lui de répondre: "Non, pas encore!". En mai 1918, il participe à la défense de Reims à l'état-major du 1er corps d'armée colonial. Il sera de nouveau cité à l'ordre du corps d'armée pour sa conduite: "au contact même de l'ennemi et sous les bombardements les plus violents".

Michel de Boisboissel, s'engagea lui en tant que 2ème classe au 116ème R.I à 17 ans, puis fut incorporé au 101ème R.I le 17 avril 1917. Il partit en 1916 sur le front de Verdun où il resta jusqu'à la victoire finale, en vivant dans les tranchées dans des conditions et des risques de vie insupportables.

Henri de Boisboissel, est mobilisé le 6 août 1914 comme adjudant au 21ème RIC (que commandera son demi-frère Yves en 1936), puis est affecté au 41ème régiment d'infanterie coloniale sur le front de l'Artois. Il est nommé sous-lieutenant au front en avril 1915. Blessé mortellement à la bataille de Souchez Vimy (Artois) le 1er Octobre 1915, il fut vu par un commandant de Lantivy, blessé, mais fut pulvérisé par un obus quelques minutes après.

Henri de Boisboissel reçut la croix de guerre 14-18 avec étoile de bronze et la légion d'honneur à titre posthume. Il est cité à l'ordre de la 7ème brigade d'infanterie: "Officier d'un moral très élevé et d'une grande bravoure. Blessé mortellement le 1er octobre à Souchez en faisant vaillamment son devoir".

 

Citons également les deux fils de Simone de Boisboissel: Alain de Keranflec'h Kernezne, officier de carrière de Saint Cyr, promotion Grande Revanche. Sous lieutenant au 28ème bataillon de chasseurs alpins, envoyé en Alsace le 9 janvier 1915. Il effectue des reconnaissances dangereuses sur le front. Mort le 7 mai 1915 le jour de ses 20 ans devant Metzeral, à son poste de combat en un point soumis au feu violent d'une mitrailleuse. Cité à l'ordre de la 66ème division, il est décoré de la croix de guerre avec étoile. Et son frère Pierre de Keranflec'h Kernezne, engagé volontaire au 51ème régiment d'artillerie de Nantes le 12 novembre 1915. Elève aspirant, il arrive au front en juillet 1916. Il devient sous-lieutenant au 28ème régiment d'artillerie le 1er avril 1917. Il est cité à l'ordre de la brigade, pour le 31 mars 1917 (commandement de sa batterie sous un bombardement violent), puis à l'ordre de la division le 15 août 1917 (porte secours à un de ses hommes sous le danger), et encore à l'ordre du 1er corps d'armée colonial (liaison de renseignement avec l'infanterie). Il meurt le 29 mai 1918 dans le secteur de Loeilly-Juvigny, et est une ultime fois cité (à titre posthume) le 8 août 1918 à l'ordre de la 151ème division. Il est décoré de la croix de guerre avec deux étoiles. Simone de Boisboissel perd alors ses deux uniques enfants, sacrifice héroïque dont la famille Boisboissel porte encore le deuil de nos jours.

 

Enfin il nous faut mentionner la famille de Cécile de Gennes, épouse de Yves de Boisboissel, dont le comportement de ses frères durant ce conflit fut exemplaire, notamment avec André de Gennes et Jean de Gennes, extraordinaires pilotes au palmarès formidables, et avec Pierre de Gennes, artilleur. Voir les pages d' André de Gennes, saint-cyrien et pilote de chasse, qui abattit et blessa Hermann Göring, le futur maréchal du IIIème Reich, le 31 mars 1916, et qui fut crédité de 4 victoires avant d'être forcé d'atterrir dans les lignes ennemies et fait prisonnier, de Jean de Gennes son frère qui, une fois André fait prisonnier, reprit la place familiale de pilote dans la très fameuse escadrille des Cigognes pour totaliser 5 victoires officielles (plus encore selon la tradition familiale), et de Pierre de Gennes, officier artilleur.

 

Le protectorat du Maroc et l'Indochine avant 1940

Yves de Boisboissel, des troupes coloniales, fut au Maroc jusqu'en 1928, d'abord à la tête d'une compagnie de Tirailleurs Sénégalais, puis fut successivement à l'état-major du maréchal Lyautey, résident général du Maroc, puis son officier d'ordonnance. Lorsque la reine Amélie de Portugal vint en visite au Maroc, c'est Yves qui fut chargé par le maréchal Lyautey de l'accompagner. En 1923, lors du déclenchement de la guerre du Rif, il participa avec le groupe mobile Freydenberg à la réduction de l'insurrection en coopération avec les forces Espagnoles. Il y reçoit la Croix du Mérite Militaire espagnol. Après le départ de Lyautey en 1925, il fut chef d'état major du général Freydenberg commandant la région de Meknès. Il revint en France en 1928 après avoir commandé le cercle de Missour.

Une anecdote qui montre bien que durant cette période, le Maroc était un protectorat respectant les autorités, les institutions et les coutumes du pays, et non pas une colonie. Un jour, Yves de Boisboissel et sa femme se promenaient dans les rues de Meknès, un prisonnier qui faisait une corvée se précipita pour lui baiser les pieds en implorant son secours. Renseignement pris, il avait été emprisonné par l'administration cherifienne pour une broutille, et fut libéré sur les instances du commandant Yves.

De 1931 à 1934, il est affecté à Dakar, comme chef d'état-major du général commandant supérieur.

En 1938, c'est son fils Guillaume de Boisboissel qui sort de l'Ecole Coloniale et est affecté au Niger à Fada N'Gourma.

Michel de Boisboissel sortit de l'Ecole Coloniale en tant qu'administrateur, fit sa carrière en Indochine jusqu'en 1945. Il était administrateur du secteur de Dalat où il maria sa nièce, Gilette de Boisboissel, avec le lieutenant de chasseurs alpins Robert Pila. Il termina sa carrière à Port Vila, capitale du secteur français des Nouvelles Hébrides dans les années 50.

 

La 2ème guerre Mondiale

La guerre totale! La campagne de France puis son occupation ne furent qu'une petite partie de la gigantesque confrontation planétaire qui embrasa le monde entier. En Europe d'abord, où une idéologie de races supérieures (le nazisme) tenta de supplanter les valeurs chrétiennes qui sont celles de l'Europe, et ce malgré quelques références militaires chevaleresques dans certaines unités, et où une autre idéologie, celle de l'égalitarisme forcé et despotique (le communisme) espionnait et déportait des millions de gens dont la seule faute était d'avoir une identité propre.

La confrontation gagna aussi en Asie aussi où l'empire militaire Japonais voulut envahir tout l'extrême Orient, et donc les colonies Françaises et le travail admirable de mise en valeur de ces territoires, de pacification et d'éducation de ses peuplades. Les Boisboissel répondront tous présents pour le combat.

Lorsque la guerre éclate, Yves de Boisboissel et sa famille sont à Saïgon. Il commandait l'infanterie divisionnaire Cochinchine-Cambodge, et à ce titre il fut chargé en fin 1940 d'assurer la défense du Cambodge contre les forces thaïlandaises (appelées siamoises à l'époque), qui bien que fortement supérieures en nombre et en matériels furent contenues jusqu'en février 1941, date à laquelle le Japon imposa sa médiation, forçant la France à abandonner 93 000 km² de territoire cambodgien dans la région d'Angkor.

Yves de Boisboissel rentre alors en France, et sur sa demande repart en Algérie, à Alger, comme commandant adjoint du 19ème corps d'armée. L'Algérie était de fait sous les ordres du général Weygand. Il fut chargé de la mobilisation des troupes, dans le plus grand secret à cause des commissions d'armistice allemandes et italiennes.

Lors du débarquement allié le 8 novembre 1942, il fut surpris comme tous les militaires français, et encerclé dans sa maison par les "volontaires de la place", du général Mast, commandant la division d'Alger, qui avait préparé l'accueil des Américains mais à l'insu du Commandement. Il s'enfuit de la maison pour rejoindre le commandement (amiral Darlan et général Juin) au Fort l'Empereur puis, à la fin de la journée, signe l'accord de cessez-le-feu qui marqua le retour de l'armée d'Afrique dans le combat pour la reconquête du territoire français.

Après le débarquement, il devint commandant de la 19ème région militaire, après le départ de son chef pour la campagne de Tunisie. En mars 1943, il fut nommé commandant supérieur des troupes de l'AOF à Dakar, où il resta jusqu'à sa limite d'âge le 7 mai 1945, malgré lui. Il organisait le recrutement et l'instruction des troupes destinées à partir au front en Europe, plus la logistique.

Son fils aîné Guillaume de Boisboissel rejoignit les forces combattantes en 1942, à Alger lors du débarquement allié. Il refuse sa nouvelle affectation au Niger et fait état de son grade d'officier de réserve pour s'engager à la 9ème DIC, comme lieutenant au service de renseignement. Son rôle, dès qu'une ville était libérée, était de récupérer le maximum de renseignement pour sa division. Il débarque sur l'île d'Elbe le 17 juin 1944, et participe à la reconquête de cette île en 4 jours jusqu'au 20 juin. Ensuite, de Corse, il débarque le 16 Août 1944 sur les plages de Provence où il participe à la bataille de Toulon. Puis c'est la remontée vers l'Alsace où, au cours de la campagne, sa jeep saute sur une mine anti char, qui est pulvérisée: il s'en sort miraculeusement ainsi que son chauffeur. Puis c'est l'Allemagne et le 5 avril, il rentre dans Karsruhe en avant des forces blindées puis Tuttlingen où il reste jusqu'à sa démobilisation.

Hubert de Boisboissel, était quant à lui déjà engagé comme soldat en Indochine, et participa aux opérations contre l'armée Siamoise qui attaqua le Cambodge, de novembre 1940 à février 1941. Il y fut décoré de l'ordre royal du Cambodge. Reçu au concours des EOR, il sort aspirant en 1942 et servira 3 ans à Moncaï sur la frontière de Chine avec des tirailleurs Tonkinois et Nungs d'origine chinoise. Sous-lieutenant en 1944, il est affecté dans le Delta à Quang-Yen, où il combattra l'assaut japonais du 9 mars 1945. Il y sera fait prisonnier et déporté dans un camp de travail "forcé" à Hoa Binh...

Henry de Boisboissel est engagé volontaire dans l'aviation pour la durée de la guerre le 26 janvier 1943 à Blida à la suite du débarquement, il est affecté au Centre de Formation du Personel Navigant en Amérique à Casablanca et y part en juillet 1943. Arrivé, il est dirigé vers l'école de pilotage de Tuscaloosa (Alabama) et est affecté à l'école des mitrailleurs en avion de Tyndall Field en Floride, puis à l'école des Radio Navigants à Scott Field près de Saint Louis. Puis en 1944, il rejoint l'école des bombardiers à Big Spring (Texas) sur B26 Marauder, utilisé pour des missions tactiques à moyenne altitudes (3000 à 4000 mètres). Nommé aspirant en octobre 1944, il rejoint la métropole en janvier 1945 et est affecté au Groupe de Bombardement 2/63 "Sénégal" stationné sur la base de Saint-Dizier en Haute Marne. A la fin de la guerre il est affecté au 2/52 "Franche Comté".

Alain de Boisboissel se porte engagé volontaire en 1943 et rejoint le 5ème régiment de Chasseurs d'Afrique et débarque à Saint Tropez en Provence le 16 Août 1944 en tant que pilote du "Saint Malo", un char Sherman. Ses premiers combats ont lieu à Lavalette-Toulon du 20 au 24 Août où un obus manque de le tuer en pulvérisant son périscope et où il freine subitement pour éviter un obus qui explosera à 3 mètres devant lui. Il remonte le Rhône avec des combats sporadiques. Dans les Vosges, le 19 novembre 1944, soudain, 3 obus anti char allemands atteignent son char, qui, sans le détruire, le mettent hors d'usage. Le lendemain, le 20, l'équipage revenant vers le char immobilisé parviendra à détruire l'ennemi (un canon ou un automoteur anti char). Le 11 avril 1945, ayant franchi le Rhin, à Loffenau, il poste son char le long d'une palissade pour éviter le danger, mais celui-ci est détruit par le perforant d'un chasseur de char allemand: le radio chargeur est tué, 2 autres sont blessés gravement. Alain est indemne, mais son char, le Saint Malo, est détruit. Il remonte alors le 13 avril sur le Soisson II ce qui lui permet de terminer la guerre aux commandes: direction sud, vers Freudenstad au travers de la Forêt Noire, où 5 chars seront détruits en 5 jours, puis remontée sur Ulm, ponctuée de nombreux accrochages avec les forces allemandes, puis redescente sur Vorarlberg où il se trouve lors de la capitulation. Il reçoit pour cette guerre la médaille militaire et 2 citations (puis plus tard la légion d'honneur).

 

En 1945, à l'occasion du passage à Dakar du général de Gaulle, Cécile de Boisboissel, épouse du général, le reçoit pour un dîner officiel dans sa maison et lui dit: "Général, je m'honore d'avoir mes quatre fils au combat, dont un en Indochine dont nous n'avons malheureusement aucune nouvelle". Et de Gaulle de répondre: "Madame, ne me parlez pas de ces gens-là, leur sort ne m'intéresse pas, ils n'ont que ce qu'ils méritent"! (l'Indochine ne s'était en effet pas ralliée à la France libre): quel cynisme envers une maîtresse de maison au sujet de ses enfants, et pour le sacrifice de l'un des siens pour la cause française en Extrême Orient !...

 

Tiphaine de Boisboissel, mariée à Richard Mac Donald, pendant l'occupation habitait Saint Cloud et entra dans un réseau de recueil de parachutistes ou aviateurs alliés pour les faire évader. Avec sa fille Suzon, elles étaient un des relais parisiens du réseau "Comète", qui exfiltrait des pilotes anglais ou américains tombés au cours de missions de bombardements, les aidant à rejoindre l'Angleterre. En l'occurrence il s'agissait essentiellement d'aviateurs tombés en Bretagne, récupérés par la demi-soeur de Tiphaine, Simone de Kéranflec'h, en son château du Quélénec, et qui parvenait à les faire arriver à Paris. Sa maison de St Cloud servait de lieu de passage et de planque intermédiaire pour ces aviateurs. Tiphaine, qui fut membre de la Croix Rouge durant la guerre, utilisa le poste "Croix Rouge" de la Gare du nord qu'elle dirigeait dans ses opérations.

Tiphaine et Suzon furent arrêtées ensemble à Saint Cloud par la Gestapo, sur dénonciation! Emprisonnées à Fresnes puis à Drancy, elles furent en 1944 déportées à Ravensbrück, dont elles sont toutes deux revenues vivantes.

La seconde fille de Tiphaine, Eliane, épousa Georges Bergé, commando SAS, crée d'abord une unité de parachutiste FFL en septembre 1940, puis crée un noyau de résistance à Bayonne lors d'une opération parachutiste en zone occupée en 1941, forme ensuite des agents de "renseignement et d'action" en Angleterre, enfin commande le French squadron sous les ordres du major Stirling en janvier 1942. Le commandant Georges Bergé fut fait prisonnier lors de l'attaque de Héraklion en Crète en juin 1942 lors d'une opération commando sur l'île alors occupée par les allemands: voir le site http://www.chez.com/crete/N14/journal_fra14.html. Il avait dit avant à ses hommes: "la mission que j'ai gardée pour nous est la plus dangereuse, elle sera très pénible ; nous aurons peu de chance de nous en sortir ". Le but de cette mission était de de détruire les avions susceptibles d'intercepter les bateaux ravitaillant l'île de Malte

Le dernier fils de Tiphaine, Edmond Jackie, fut perdu en mer en 1940 avec le HMS "Glasgow" comme aspirant de marine dans la Royal Navy. Voir http://en.wikipedia.org/wiki/HMS_Glasgow_(C21)

 

La guerre d'Indochine

Les deux frères qui se battirent en Indochine, Hubert et Henry, ne le firent pas durant les mêmes périodes.

 

La guerre d'Algérie

En Algérie, par contre, en 1955 at 1956, Hubert et Henry furent tous les deux soldats au même moment sur le même sol.

Malheureusement, une fois, le pilote Henry de Boisboissel qui avait pour mission de larguer le commando parachutiste Hubert vit au dernier moment la mission annulée.

En 1961, le général de Gaulle dit à Mostaganem: "Moi vivant, jamais le drapeau FLN ne flottera sur Alger". Il récidive quelques temps après en répondant à un lieutenant qui le questionnait sur un éventuel abandon de l'Algérie: "Avez vous vu de Gaulle abandonner quelque chose?"... On sait ce qu'il advint quelques mois plus tard.

 

La fin du XXème siècle

Plus de guerres, temps de paix. La vocation guerrière des Boisboissel fait place à une vocation civile pour la nouvelle génération.

La famille de Marc de Boisboissel, fils de Michel, administrateur des colonies de la France d'Outre-Mer, s'installe à Paris.

La branche aînée (Hubert et Henry) elle continue sa carrière militaire, hormis Alain de Boisboissel qui se lance dans l'aviation civile, avec Air Cameroun comme pilote puis comme directeur.

La génération qui suit n' a pas de représentant dans l'armée, hormis un officier de réserve et des engagés volontaires dans la réserve. Mais on y trouve une intégration dans l'industrie et les services des métiers modernes.

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