Les constructions des Boisboissel en Saint Brieuc

 

L'hotel de Quicangroigne et le manoir du Gouët

Les Boisboissel érigèrent l'hôtel de Quicangroine en Saint Brieuc qui fut modifié aux XVIe et XVIIe siècles par les du Rouvre et les Bréhand. Le nom de "qui-qu'en-groigne" pourrait provenir d'une parole que le connétable de Richemont lors de son séjour dans cet hôtel, aurait prononcé à l'encontre de certains malcontents qui étaient venus grogner contre certaines rigueurs fiscales. C'est actuellement le palais épiscopal.

Outre le connétable de Richemont, Bertrand Du Guesclin y reçu l'hospitalité de Pierre de Boisboissel, son frère d'armes, lors de ses chevauchées en Basse Bretagne.

Citons également que les Boisboissel avaient un manoir près du Gouët. Etait-ce le château de Boisboissel habité par Juhaël Le Prevost, en 1317, situé "à un demi quart de lieu de Saint Brieuc, et qui avait été la demeure du comte Rigwal ou Riwalon, un des anciens souverains de la Bretagne" ?

 

L'église de Trégomeur

Un autre privilège de la famille de Boisboissel consistait en la possession depuis des temps immémoriaux, de plusieurs prééminences en l'église paroissiale de Trégomeur et, entre autres, du droit de sépulture dans le choeur de cette église. Le 9 mai 1488, Louis du Boisboissel, écuyer, seigneur du Fossé-Raffray, obtint une sentence de la cour de Goëllo contre Pierre Hérisson et Jean Josse, lesquels avaient fait une inhumation dans ce choeur sans le consentement de Louis de Boisboissel. (Lainé, loc. cit.).

La seigneurie du Fossé Raffray trouve son origine dans la paroisse de Trégomeur (elle devint la seigneurie de la branche cadette).

 

L'église de Saint Michel à Saint Brieuc

Les seigneurs de Boisboissel prétendaient être reconnus fondateurs de l'église St Michel ( la chapelle avait été construite sur un terrain du fief du Boisboissel, sur un terrain qu'ils appelaient le clos du Colombier). Ils avaient droit à toutes les prérogatives accordés aux seigneurs patrons des paroisses. Ainsi on devait à Saint Michel prier à haute voix et nominativement pour eux et leurs armes devaient être placées dans les endroits les plus élevés. L'église Saint Michel, siège de l'unique paroisse de Saint-Brieuc, était desservie par un vicaire perpétuel dépendant du chapitre. D'où de nombreux procès entre eux et le Chapitre de 1389 à1704. Notons que l'existence de cette église est mentionnée pour la première fois dans le testament de Pierre de Boisboissel en 1362, qui voulut s'y faire enterré (Geslin de Bourgogne date la demande de Pierre de B. en 1338, op. cit. t.1, p 243)

Ce testament indique en outre que l'évêque Yves de Boisboissel fonda une "chapellanie" en l'église de Saint Michel alors qu'il était alors évêque de Saint Malo. Pierre de Boisboissel ordonna dans son codicille de 1364 qu'elle soit parachévée. Voici le plan de la chapelle, la tour daterait du fin XVème siècle:

 

Voir à cet effet le site http://perso.wanadoo.fr/eglise-saint-michel/eglise_saint_michel.htm

La chapelle, d'abord construite "au milieu des champs", fut érigée en église au XVème siècle lorsque la population s'accrut. Elle était située alors plus en bas de la place. Cette paroisse était la seule paroisse de la ville sous l'Ancien Régime.

 

La chapelle Notre Dame de Bon Repos à Plérin

La tradition indique, qu'un seigneur du Boisboissel, affligé d'une insomnie, ne sachant plus que faire un jour, s'avise de gravir la rude côte qui conduit à Plérin. Accablé de fatigue, il s'étendit et éprouva un tel bien-être en se réveillant qu'il s'engagea à bâtir en ce lieu, une chapelle en l'honneur de la Sainte-Vierge, sous le vocable de Notre Dame de Bon Repos.

L'architecture actuelle de la chapelle est du XVIème siècle, elle aurait été construite ou restaurée en 1585. En 1641, le recteur Jacques Symon y établit une confrérie qui subsistera jusqu'à la révolution. (Extrait de "Plérin et son passé, histoire d'une très ancienne paroisse" de André Guégo).

 

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